Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), a annoncé l'AFP. Ce
projet de loi doit maintenant être adopté par les deux chambres de
l'Assemblée, un processus qui pourrait durer plusieurs mois, a déclaré à
l'AFP le porte-parole du ministère de la justice. " Lorsque le projet de loi
sera adopté, je pense que tous les instruments juridiques auront été mis en
place pour autoriser l'émission de mandats d'arrêts internationaux," a-t-il
indiqué. L'Italie a récemment été vilipendée pour son refus d'extrader un
prêtre rwandais, le père Athanase Seromba, recherché pour génocide. En 1999,
un rapport sur les droits de l'homme en Afrique l'a accusé d'avoir aidé à
préparer le massacre de quelque 2 000 réfugiés tutsis dans sa paroisse de
Nyange en avril 1994. Seromba affirme qu'il avait déjà quitté Nyange lorsque
les massacres ont commencé. Seromba qui était prêtre à l'archidiocèse de
Florence depuis 1997, a quitté sa paroisse le mois dernier pour échapper aux
médias alertés par les propos du procureur général de l'ONU pour les crimes
de guerre, Carla del Ponte, laquelle s'est dite "stupéfaite" par le refus de
l'Italie de coopérer dans le cadre de son enquête. " Je ne voudrais pas
avoir à dire au Conseil de sécurité de l'ONU que l'Italie est un pays qui
n'aime pas coopérer. J'espère que non, " a-t-elle déclaré lors d'un
entretien avec le journal italien Tirreno.
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