semaine, d'extrader un prêtre rwandais, Révérend Athanase Seromba, accusé
d'avoir participé au génocide rwandais de 1994 par le Tribunal pénal
international pour le Rwanda (TPIR), a rapporté l'agence Associated Press.
Selon ses propos repris par AP, le secrétaire du parti, Daniele Capezzone a
déclaré à la presse qu'il priait le gouvernement de centre droite de
modifier sa législation afin de permettre l'arrestation et l'extradition de
Seromba. Le procureur général du Tribunal, Carla del Ponte, s'est déclarée
le mois dernier "stupéfaite" devant le refus de l'Italie de coopérer et a
réfuté ses affirmations selon lesquelles aucune disposition de la
législation nationale n'autorise à répondre à la requête d'arrestation et
d'extradition, a déclaré AP. Mme del Ponte a affirmé que la loi nationale ne
faisait pas obstacle à l'exécution des mandats du tribunal. Seromba a quitté
le Rwanda pour l'Italie en 1994.
Un rapport sur les droits africains, publié en 1999, accuse le prêtre
d'avoir aidé à organiser, en avril 1994, le massacre de quelque 2 000
réfugiés tutsis dans sa paroisse à Nyange au Rwanda. Seromba a déclaré qu'il
avait déjà quitté Nyange lorsque le massacre a débuté. Le mois dernier, à la
suite des commentaires de Mme del Ponte, il aurait abandonné ses fonctions
de prêtre à l'archidiocèse de Florence pour éviter d'être poursuivi par les
médias. Il était affecté à l'archidiocèse depuis 1997. Ni les autorités
italiennes ni le Vatican n'ont apporté de commentaires sur cette affaire
mais un porte-parole de l'archidiocèse a déclaré que les allégations à
l'encontre de Seromba faisaient partie d'une campagne tutsie menée contre
les Hutus au sein de l'église catholique rwandaise, a rapporté AP. Amnesty
International a prié l'Italie d'arrêter Seromba.
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