La France et le Portugal, ancienne puissance coloniale de ce petit pays d’Afrique de l’ouest, ont accepté de participer à l’organisation de cette conférence, a dit le Premier ministre à la presse avant d’entamer le week-end dernier une tournée en Europe et en Amérique latine.
L’économie de la Guinée Bissau a été ruinée par la guerre civile de 1998 à 1999 et les trois années de pouvoir de Kumba Yala ont plongé le pays dans le chaos.
Les bailleurs internationaux ont recommencé à soutenir financièrement le pays après le renversement de Yala en 2003 et la formation d’un gouvernement civil élargi qui a permis de rétablir un pouvoir constitutionnel dans ce pays de 1,3 millions d’habitants.
Les importants arriérés de salaires dus aux fonctionnaires, aux enseignants et aux militaires ont été payés, mais le gouvernement actuel, constitué après les élections de 2004, rencontre encore de sérieux problèmes financiers.
Les autorités comptent sur l’aide du Portugal, de la Libye et du Sénégal pour combattre l’invasion des criquets qui menace cette année la récolte des noix de cajou, le principal produit d’exportation de la Guinée Bissau.
Elles ont récemment fait appel aux bailleurs internationaux pour réunir les cinq millions de dollars nécessaires à l’organisation des élections présidentielles prévues en mai prochain.
Au cours de sa visite de travail en Guinée Bissau, Gobin Nankani, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique, a indiqué lundi dernier que son organisation était prête à augmenter le montant de son aide à la seule condition que les élections se déroulent comme prévu et qu’il y ait un climat de paix et de stabilité dans le pays.
La mutinerie qui a éclaté en octobre dernier au sein de l’armée avait entraîné l’assassinat de chef d’état major et contraint le gouvernement à remplacer tout le haut commandement de l’armée par les officiers choisis par les mutins.
Après une visite à la centrale électrique de Guinée Bissau, Nankani a déclaré que la Banque mondiale était toute disposée à financer de nouveaux projets menés dans le cadre du programme de réhabilitation des infrastructures de la Guinée Bissau et à promouvoir le développement rural en accordant de petits prêts aux paysans.
Le Premier ministre s’est rendu en France pour prendre part à la conférence de l’Unesco sur la biodiversité. Au cours de cette conférence, il a proposé que le parc national marin des îles Bijagos soit inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco.
Avant son départ de Paris, Gomes Junior a indiqué qu’il se rendrait d’abord à Cuba pour demander aux autorités de la Havane d’envoyer plus de médecins en Guinée Bissau, puis au Vénézuéla pour solliciter son aide en vue de reprendre les travaux d’exploration de gisements de pétrole offshore.
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