centrafricaine a exprimé ses inquiétudes à la suite de la déclaration mercredi du ministre des finances, Mohamed Mahdi Marboua, concernant l'incapacité du gouvernement à payer régulièrement les fonctionnaires tous les mois.
"Le non-paiement des fonctionnaires est une violation des droits humains," a déclaré Lambert Zokoezo, le président de l'Observatoire centrafricain des droits de l'homme.
Il a qualifié l'intervention de M. Marboua, qui s'exprimait à la télévision d'état centrafricaine, de " provocation pour la population qui conduira à des conséquences dramatiques".
Depuis le début des années 90, la République centrafricaine connaît des
difficultés à payer ses fonctionnaires, engendrant des mouvements de grèves.
Le gouvernement doit ainsi s'acquitter d'un arriéré d'au moins 30 mois de salaires.
L'administration du leader centrafricain, François Bozizé, lequel avait renversé le président Ange-Félix Patassé le 15 mars dernier, a toutefois déclaré que les arriérés seront payés plus tard. Le gouvernement avait néanmoins pu payer les salaires publics d'avril à septembre 2003.
Par ailleurs, les syndicats avaient décidé en mai 2003 de suspendre les
grèves pour permettre à la nouvelle administration de stabiliser les
finances.
A la suite de la déclaration du ministre des finances, la radio
centrafricaine avait rapporté la rencontre, vendredi, des représentants des fonctionnaires et des directeurs de trois banques locales. Ils se sont entendus pour obtenir le paiement des salaires cette semaine.
L'archevêque de l'Eglise catholique à Bangui, Paulin Pomodimo, avait pour sa
part réagit à la nouvelle en appelant M. Bozizé à "trouver une solution
rapide pour résoudre le problème des salaires".
"Il n'y aura jamais de paix civile, si les fonctionnaires attendent
indéfiniment leurs salaires," a rapporté samedi la radio centrafricaine en citant les propos de M. Pomodimo.
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