Les arguments avancés par Wade tiennent au fait que les séances de tortures et d'assassinats, dont est accusé Habré, ne se sont pas déroulées sur le sol sénégalais, encore moins les presumes victimes ne résidaient pas au Sénégal. Pour ces deux raisons Wade, qui s'exprimait lors d'un point de presse ce week-end dernier à Paris, entend ne pas "ridiculiser" la justice sénégalaise qui aura à gérer 2000 à 3000 plaignants, témoins à charge dans un procès à n'en point finir.
En 2001 Wade avait indiqué son refus de juger Habré au Sénégal où il y réside depuis sa chute en 1990. Il avait cependant dit qu'il serait prêt à l'extrader vers un pays tierce pour qu'il soit jugé. Ce refus avait suscite le désarroi des défenseurs nationaux et internationaux des droits de l'homme qui l'ont qualifie d'inacceptable du fait que le Sénégal a ratifié la convention de Genève qui donne droit aux pays signataires de juger tout accusé reconnu comme tel sur le lieu d'extradition.
Dans un rapport de 33 pages produit en 2001 par Amnesty International, certaines victimes ont reconnu la participation directe du Président Habré et de son service de sécurité à des actes de tortures durant ses 8 ans de règne de 1982 a 1990.
Cependant, la justice sénégalaise s'était déclarée non-compétente recevoir le dossier Habré
Habré a été renverse en 1990 par l'actuel président tchadien Idriss Deby.
This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions