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Prix des denrées alimentaires au plus bas depuis la fin de la guerre

Les prix des denrées alimentaires au Rwanda sont à leur niveau le plus bas
depuis la fin de la guerre, a annoncé vendredi une organisation américaine
impliquée dans des activités internationales de développement, FEWS NET (Famine Early Warning System Network - Réseau du système d'alerte rapide en cas de famine).

En raison de précipitations exceptionnellement abondantes, on a enregistré une augmentation considérable de la production des pommes de terre douces,du manioc et des bananes à cuire, entraînant une baisse des prix, a informé
l'organisation.

A la fin de 2001, les prix des pommes de terre douces, du manioc, des
bananes et des haricots étaient respectivement 50 pour cent, 68 pour cent, 61 pour cent et 29 pour cent inférieurs à ceux de décembre 2000. Les prix ont baissé malgré la diminution de la production des haricots dans les préfectures de Gikongoro, Kibuye et Butare en raison de fortes pluies.

Les fermiers rwandais se plaignent maintenant d'une quasi-saturation des
marchés locaux et régionaux, entraînant une telle chute des prix qu'ils ne peuvent acheter les articles de première nécessité leur permettant
d'échapper à l'engrenage de la pauvreté, selon l'agence américaine.

FEWS NET a mis en garde les institutions non gouvernementales pour venir en aide d'une façon très ciblée aux ménages confrontés à des problèmes
alimentaires afin d'empêcher de nouvelles chutes de prix des denrées
alimentaires. " Les ménages vulnérables doivent aujourd'hui recevoir une assistance dans l'ordre de priorité suivant : travail contre rémunération dans les programmes de travail public intensif, vivres contre travail et dans quelques cas relativement rares, une distribution gratuite de nourriture, " selon l'agence.

Les organisations humanitaires doivent maintenant constituer autant de
réserves alimentaires que possible et si elles le peuvent, acheter les
denrées des marchés locaux lorsqu'elles ont besoin de réapprovisionner leurs
stocks, a ajouté FEWS NET.

Le Programme de développement de l'ONU et le Fonds des Nations Unies pour la
population ont publié un rapport sur le second Cadre de coopération de pays
avec le Rwanda (CCP). Ce CCP devrait durer cinq ans, de 2002 à 2006 et
comprend deux objectifs importants : promouvoir et consolider la gestion des
affaires publiques, renforcer la gestion économique pour l'éradication de la pauvreté dans le cadre du passage du Rwanda de l'urgence au développement, indiquait le rapport.

En ce qui concerne l'objectif général, cette seconde période du CCP sera
marqué par un abandon progressif des réponses d'urgence au profit
d'initiatives axées sur le développement. On mettra l'accent sur le soutien en amont des diverses politiques et initiatives de conseil/sensibilisation,
privilégiant des interventions de programme moins nombreuses mais bien
ciblées ainsi que des partenariats clairs et des stratégies de mobilisation des ressources.

" Une attention particulière sera accordée " au soutien pour le renforcement des capacités, à l'élaboration des politiques et stratégies et à la promotion créative et réaliste de la coordination des donateurs où le gouvernement jouera son propre rôle, selon le rapport.

Le nouveau cadre prévoit des interventions dans le domaine des affaires publiques, notamment en ce qui concerne les activités favorisant le renforcement de la société, la réconciliation et le respect des droits de l'homme, le renforcement des capacités administratives et leur
décentralisation en mettant l'accent sur la transparence et l'imputabilité.

Le CCP interviendra également dans la gestion économique, notamment les
politiques macro-économiques, les initiatives d'éradication de la pauvreté, la gestion de suivi et de coordination de l'aide et également le soutien stratégique pour la prévention et le contrôle du VIH/Sida, a ajouté le
rapport. La durée du second CCP correspond à celle du Plan-cadre des Nations Unies pour l'aide au développement comprise entre 2002 et 2006.

D'après le rapport, une grande partie des infrastructures physiques et
sociales du Rwanda n'ont pas encore été restaurées ou remplacées, et dans de nombreux secteurs, les cadres et le personnel qualifié font cruellement
défaut, cette tranche de la population représentant un très fort pourcentage
des victimes du génocide de 1994. L'accès à des abris convenables et à des terres arables reste l'un des plus grands problèmes du Rwanda, selon le
document.

Les femmes représentent maintenant 54 pour cent de la population et dirigent
34 pour cent de tous les ménages. Les orphelins constituent environ 26 pour
cent du groupe des enfants de moins de 14 ans et on estime que 13 pour cent
des ménages sont dirigés par des enfants, énonce le rapport. La prévalence du VIH/Sida, située à des niveaux relativement bas au début des années 90, a augmenté et - en raison des viols commis pendant le génocide et d'autres conséquences sociales dues à ce drame national - elle se situe aujourd'hui autour de 13,7 pour cent dans la tranche d'âge des 15-40 ans (la moyenne en Afrique subsaharienne est de 8,7 pour cent), lisait-on.

This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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