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Le Rwanda a demandé à ce que les quatre anciens enquêteurs de la défense auprès du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), renvoyés par le Tribunal car soupçonnés d'avoir joué un rôle dans le génocide de 1994 au Rwanda, soient arrêtés et jugés, a annoncé jeudi l'agence d'information Rwandaise (RNA). La requête a été faite par le ministre de la justice, Jean de Dieu Mucyo, après sa rencontre avec le greffier du tribunal, Adama Dieng, en visite au Rwanda. Il a prétendu qu'il y avait "assez de preuves " pour les arrêter tous les quatre.
Pour sa part, M. Dieng a assuré que le travail des quatre enquêteurs était terminé depuis qu'ils sont soupçonnés d'être impliqué dans le génocide. Il a ajouté que, toutefois, si les témoins ne réussissent pas à convaincre le tribunal, ils seraient alors remis en liberté et pourraient réintégrer le tribunal.
Les quatre enquêteurs sont: Augustin Basebya, qui travaillait pour l'équipe de l'ancien maire Rwandais, Juvénal Kajelijeli ; Augustin Karera, qui travaillait sur le cas d'un ancien ministre Jean de Dieu Kamuhanda ; Aloys Ngandahimana, un enquêteur pour le compte d'un ancien directeur de la radio RTLM, Ferdinand Nahimana ; et Thadée Kwitonda, qui était dans l'équipe de l’ancien chef de la milice Interahamwe, Arsène Shalom Ntahobali.
Dans un communiqué de presse publié lundi, M. Dieng a déclaré que les mesures ont été prises conformément à une déclaration précédente faite en juin visant à "prévenir les abus du système légal d'aide et de protection de l'intégrité du processus judiciaire du tribunal".
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