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Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef) a appelé la communauté internationale à “faire la différence entre politique et population” au Zimbabwe.
“Chaque jour, des enfants meurent du VIH/SIDA au Zimbabwe. Chaque jour, des enfants sont infectés, deviennent orphelins ou doivent quitter l’école pour s’occuper de leurs parents malades”, a dit Carol Bellamy, la directrice générale de l’Unicef, jeudi à Johannesbourg.
“L’élan de générosité internationale pour les victimes du tsunami n’est pas allée jusqu’aux enfants du Zimbabwe, alors que leur vie est mise en danger chaque jour”, a- t-elle dit.
Avec 24,6 pour cent de sa population infectée par le virus, le Zimbabwe affiche le quatrième taux de prévalence le plus élevé de la planète et enregistre la plus forte augmentation du taux de mortalité infantile au monde.
En dépit de cela, les Zimbabwéens ne reçoivent qu’une infime partie des financements alloués par les bailleurs de fonds à d’autres pays de la région, a noté l’Unicef.
“Quelques 110 Zimbabwéens âgés de moins de 15 ans vont être infectés par le virus aujourd’hui, 110 seront infectés demain, 110 autres encores le seront après-demain”, a dit Bellamy.
“Malgré ces chiffres épouvantables, les Zimbabwéens font preuve de beaucoup de détermination, ils ont les compétences nécessaires pour lutter contre le VIH/SIDA et les autres causes de mortalité infantile. Mais ils ont besoin de l’aide internationale”.
Selon l’Unicef, “un enfant zimbabwéen sur cinq est aujourd’hui orphelin. Un enfant meurt toutes les 15 minutes à cause du VIH/SIDA au Zimbabwe et 160 000 enfants seront confrontés à la mort d’un parent d’ici la fin de l’année 2005”.
Le Zimbabwe n’a bénéficié d’aucun financement ou presque de la part des principaux bailleurs de fonds sur la période 2004-2005, pour lutter contre la pandémie.
Selon les estimations de la Banque mondiale, les Zimbabwéens ont reçu au cours de cette même période 14 dollars par personne au titre de l’aide au développement, soit moins d’un quart de l’aide accordée aux Namibiens (68 dollars) et environ 12 pour cent de celle octroyée à leurs voisins mozambicains (111 dollars).
En dépit de l’absence de financements, le Zimbabwe a fait des progrès dans sa lutte contre le VIH/SIDA et la mortalité infantile, selon l’Unicef qui apporte un soutien psychologique à 100 000 orphelins et a aidé le pays à assurer une couverture nationale pour la prévention contre la rougeole, de l’ordre de 95 pour cent.
Le Zimbabwe est l’un des rares pays à avoir mis en place un plan national d’action pour les orphelins et les enfants vulnérables (OEV), a souligné l’Unicef.
Le Fonds pour l’enfance, responsable de la coordination générale des agences des Nations Unies pour les programmes d’aide aux OEV, a soutenu la mise en oeuvre de ce plan au Zimbabwe. Ce pays africain est aussi le seul à avoir institué une taxe de trois pour cent pour générer des revenus nationaux nécessaires à la lutte contre la pandémie, a rappelé l’Unicef.
This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions