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Afrique de l’Ouest : Diminution des cas de choléra, mais les autorités restent vigilantes

A mother washes her child in Kroo Bay slum in Freetown, where access to basic sanitation is severely limited and cholera outbreaks are regular occurrences Anna Jefferys/IRIN
A mother washes her child in Kroo Bay slum in Freetown (Aug 2012)
Depuis la mi-juin, environ 1 700 personnes ont contracté le choléra en Afrique de l’Ouest. Ce chiffre représente une baisse significative par rapport à la même période de sept semaines de l’année 2012, au cours de laquelle 11 834 personnes avaient été infectées.
 
Au total, 50 439 personnes ont contracté le choléra en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale en 2012, selon le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF). La Sierra Leone et la Guinée ont signalé 30 000 cas d’infections et 400 décès.
 
Cette année, la majorité des cas ont été diagnostiqués en Guinée Bissau (652), en Sierra Leone (367) et au Niger (354).
 
« Pour l’instant, il semble que nous soyons en train de gagner le combat, mais nous devons surveiller étroitement la situation dans les pays côtiers d’Afrique de l’Ouest [la Guinée-Bissau, la Guinée et la Sierra Leone], car ils ont été sévèrement touchés par le choléra l’année dernière », a dit François Bellet, responsable de la coordination des activités liées au choléra de l’UNICEF en Afrique de l’Ouest.
 
Souvent, le choléra suit des cycles de deux ans : une épidémie étant suivie d’un renforcement de l’immunité.
 
En Guinée-Bissau, entre le 11 mars et le 8 juillet, 158 cas de choléra ont été confirmés et 18 décès ont été signalés. Malgré un taux de mortalité de 11 pour cent, le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique de la Guinée a indiqué le 11 juillet : « Il n’y a pas de preuve scientifique concernant une épidémie de choléra ».
 
Au Mali, où aucun cas n’a été signalé au cours des cinq dernières semaines, le gouvernement et les agences d’aide humanitaire ont mis en place des mesures de prévention énergiques lorsqu’une épidémie de choléra a éclaté de l’autre côté de la frontière, au Niger.
 
Les représentants de la santé guinéens ont travaillé avec Médecins sans Frontières (MSF) et l’UNICEF pour vacciner 3 740 habitants des îles Mènyingbé, non loin de Conakry, et prévenir une propagation du choléra. L’année dernière, MSF a pour la première fois utilisé un vaccin contre le choléra en Guinée. Le pays a enregistré 115 cas d’infection et sept décès depuis le 19 mars.
 
Le nombre de cas de choléra pourrait être plus élevé que ce que les rapports suggèrent, a dit M. Bellet. « Certains décès ne sont pas signalés afin de ne pas afficher des taux de mortalité élevés ou pour des raisons politiques. Mais s’ils ne sont pas identifiés, nous ne pouvons pas proposer de réponse adaptée », a-t-il dit à IRIN.
 
De plus, les pics de choléra se produisent habituellement vers la fin de la saison des pluies (en septembre), donc les travailleurs de la santé doivent rester attentifs, a dit Bruno Ngandu Kazadi, responsable de l’information sur le choléra au sein du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) en Afrique de l’Ouest. « Si les précipitations sont aussi importantes qu’en 2012, nous risquons d’observer des pics d’épidémie identiques », a-t-il dit.
 
Établir un diagnostic correct des contextes de transmission, renforcer les stratégies de réduction des risques dans les zones les plus touchées et la planification nationale, et promouvoir une approche intersectorielle sont également essentiels dans la prévention et le traitement, indiquent les agences d’aide humanitaire et les responsables de la santé.
 
cr/aj/cb-mg/ld

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