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La réduction des rations alimentaires du PAM frappe les PDIP au Pakistan

An IDP family living in a host community in Charsadda District, in the Pakhtunkhwa province of Pakistan, has lunch. The elder of the family just picked up their one-month ration from a WFP distribution point Amjad Jamal/WFP
Salim Mehsud, de l’agence tribale du Sud-Waziristan au Pakistan, a été déplacé par le conflit.

Pendant plus de trois ans, il a vécu dans un camp de la ville de Dera Ismail Khan (D.I.Khan), dans la province de Khyber Pakhtunkhwa, après l’opération lancée par l’armée contre les terroristes dans sa région natale.

Aujourd’hui, il a encore déménagé, cette fois dans la capitale de Khyber Pakhtunkhwa, Peshawar, pour des raisons entièrement différentes.

« Je n’avais pas le choix. Mes quatre jeunes enfants étaient littéralement affamés, car les rations de farine de blé que nous recevions avaient été réduites… et cela ne suffisait pas à nous remplir l’estomac », a-t-il déclaré à IRIN. « Je ne pouvais pas supporter de voir mes enfants souffrir ». Il vit actuellement chez des membres de sa famille et recherche un emploi.

En janvier, le Programme alimentaire mondial (PAM) a réduit la taille des rations du panier alimentaire pour environ un million de personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays (PDIP) et 700 000 personnes touchées par les inondations, à cause de fonds insuffisants. Le programme distribue désormais à chaque famille 40 kilos de farine de blé par mois, au lieu de 80 kilos. Les autres produits ne sont pas concernés par les réductions.

Afin de continuer la distribution de rations entières pour le reste de l’année, 103 millions de dollars supplémentaires sont nécessaires.

Dans les villes de D.I.Khan et Tank, où se trouvent la plupart des PDIP du Sud-Waziristan, des milliers de personnes en colère manifestaient contre la réduction des rations.

Certaines de ces manifestations, menées par les hommes de la tribu Mehsud, sont toujours en cours, selon le coordinateur du Sud-Waziristan pour l’Autorité de gestion des catastrophes des régions tribales sous administration fédérale (FATA), Syed Umar.

« Nous dialoguons avec les anciens du Mehsud, car les hommes de la tribu ont dans certains cas bloqué l’accès aux centres de distribution, refusant d’accepter les rations alimentaires réduites et empêchant leur distribution », a-t-il déclaré à IRIN depuis D.I.Khan.

Le porte-parole du PAM, Amjad Jamal, a affirmé que le gouvernement, en collaboration avec les partenaires d’exécution du PAM, négociait avec les anciens des PDIP et « dans beaucoup de régions, la situation s’est stabilisée ».

Néanmoins, il met en garde :

« Les conflits incessants dans certaines parties des FATA ont déjà eu un impact sur l’alimentation des familles de PDIP. Elles n’ont pas d’autres ressources en dehors de l’aide humanitaire du PAM, des organisations des Nations Unies et du gouvernement. Ces réductions auront de graves conséquences sur leur santé, surtout sur celle des femmes et des enfants ».

Les PDIP et les travailleurs humanitaires craignent que les provisions réduites ne deviennent la norme.

« D’où vont provenir les fonds ? Les PDIP n’ont pas d’autre choix que de se contenter de ce qu’il y a, donc elles acceptent des portions réduites même si ce n’est vraiment pas suffisant », a déclaré à IRIN Abdul Ghazi, un bénévole de l’organisation caritative Khidmat Foundation.

M. Jamal est plus optimiste, faisant remarquer qu’un renouvellement des fonds en juillet de l’année dernière avait permis de distribuer à nouveau des rations entières suite à une réduction semblable.

Mais pour l’instant, c’est juste un espoir et, en attendant, affirme M. Ghazi, les familles sont « désespérées ».

kh/jj/ha/cb-fc/amz


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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