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Cinq milliards de dollars à trouver contre la pauvreté

Madagascar a sollicité cinq milliards de dollars de plus auprès des bailleurs de fonds cette semaine pour faire face à la pauvreté, invoquant l’unique occasion qu’offre actuellement l’essor économique de cette vaste île de l’Océan indien.

Un des principaux objectifs de Madagascar –tels qu’ils sont énoncés dans sa stratégie de réduction de la pauvreté, connue sous le nom de Plan d’action malgache, le MAP- est de réduire à 50 pour cent le nombre de personnes qui vivent avec moins de deux dollars par jour, contre 85 pour cent en 2005.

« Nous travaillons dur pour augmenter nos propres ressources. Mais, outre cela, nous devons encore trouver environ trois milliards d’euros ou cinq milliards de dollars », a expliqué Marc Ravalomanana, le président malgache, au cours d’une réunion des bailleurs de fonds, à Antananarivo, la capitale. « C’est le double de ce que nous recevons à l’heure actuelle. Est-ce qu’on en demande trop ? Je ne crois pas. Nous demandons aux pays, aux institutions et aux fondations qui ne se sont pas encore engagés en faveur de Madagascar de nous rejoindre ».

La table ronde était essentiellement axée sur l’engagement de nouveaux bailleurs qui ne sont pas encore présents à Madagascar. La Chine et l’Inde en font partie. Selon Robert Blake, le représentant de la Banque mondiale à Madagascar, les statistiques et les prévisions de croissance du pays sont un facteur encourageant.

« Il est plus facile d’atteindre ses objectifs quand l’économie se développe rapidement, plutôt que quand c’est l’inverse. Et je suis d’accord pour dire qu’il y a aujourd’hui une occasion unique à saisir. L’aide externe est cruciale », a estimé M. Blake.

Au vu de l’essor observé actuellement dans le secteur de l’industrie minière malgache et compte tenu des réformes mises en place pour ouvrir sur l’extérieur une économie de plus de huit milliards de dollars, le taux de croissance de Madagascar devrait atteindre 7,3 pour cent cette année, contre 6,3 pour cent l’année dernière.

De manière générale, les bailleurs occidentaux soutiennent les stratégies de réduction de la pauvreté adoptées par M. Ravalomanana ; selon eux, ses programmes de construction routière et ses initiatives dans les domaines de la santé et de l’éducation sont à l’origine d’une réduction significative de la pauvreté dans les régions rurales.

Mais on ignore encore précisément quels avantages le Malgache moyen retire de projets à grande échelle, notamment dans le secteur de l’industrie minière, et la hausse mondiale des prix des denrées alimentaires et du carburant se fait sentir sur la popularité du gouvernement.

Madagascar reste en effet l’un des pays où les populations figurent parmi les plus pauvres de la planète : le pays, qui affiche un taux de malnutrition élevé, se trouve également confronté à de multiples problèmes dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’assainissement.

Parallèlement, la croissance démographique rapide et les catastrophes naturelles, notamment les cyclones, empêchent le pays de se sortir de la pauvreté.

Les cyclones Fame et Ivan, qui se sont abattus sur cette île de l’Océan indien cette année, ont fait au moins 106 morts. Les vents violents, les fortes averses et les inondations qui les ont accompagnés ont touché plus de 330 000 personnes, dont 190 000 se sont retrouvées sans abri.

nr/oa/nh/ail


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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