Les autorités de la République du Congo ont annoncé avoir levé l’interdiction temporaire qui avait été imposée il y a quatre mois sur l’adoption internationale d’enfants suite à la tentative d’une organisation non gouvernementale (ONG) française au Tchad d’emmener une centaine d’enfants en France.
Cette mesure visant à la suspension des adoptions d'enfants par des ressortissants étrangers est intervenue à la suite de l’arrestation, le 25 octobre 2007, au Tchad voisin, des membres de l’Arche de Zoé, une ONG française, accusés par la suite d’avoir enlevé 103 enfants, qui devaient être accueillis par de nouvelles familles, en Europe.
« Cette suspension était d’une durée limitée. On ne peut pas suspendre indéfiniment [les adoptions] », a indiqué Cyrille Louya, responsable de la coopération au ministère congolais de la Justice et des droits de l’homme.
Selon M. Louya, la réglementation a été soumise à révision pour empêcher les adoptions illégales.
En effet, « il est arrivé à maintes reprises que des adoptions ne soient pas conformes à la loi. Beaucoup de choses ont été faites qui n’étaient pas dans l’intérêt des enfants adoptés », a expliqué M. Louya.
Entre 2006 et 2007, au moins 22 enfants congolais ont été adoptés, la plupart par des familles espagnoles ou françaises, d’après M. Louya.
Selon une étude menée en 2006 par le gouvernement, la Commission pour la justice et la paix et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), quelque 2 000 enfants ont été victimes du trafic transfrontalier au Congo, cette année-là.
La plupart venaient de pays d’Afrique de l’Ouest, dont le Bénin, le Mali, le Sénégal et le Togo. D’autres arrivaient de la République démocratique du Congo et du Cameroun.
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