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Recrudescence de l'onchocercose dans les zones forestières

Alors qu’elle semblait être éradiquée en Côte d’Ivoire, l’onchocercose, ou cécité des rivières, vient de faire sa réapparition dans certaines régions du pays après des années de conflit armé qui ont entraîné la destruction des infrastructures de surveillance et de contrôle épidémiologiques, ont indiqué les autorités sanitaires ivoiriennes.

En 2002, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait mis fin à son programme de lutte contre l’onchocercose en Afrique de l’Ouest, la maladie n’étant plus considérée comme un problème de santé publique. C’est aussi l’année au cours de laquelle le déclenchement d’une rébellion armée avait entraîné la partition de la Côte d’Ivoire.

L’évaluation épidémiologique réalisée entre juillet et septembre 2007 à la suite de quelques cas d’onchocercose enregistrés dans les zones forestières de l’ouest de la Côte d’Ivoire a révélé que le taux de prévalence chez les enfants de moins de cinq ans était de 14,29 pour cent.

« Les résultats de l’enquête indiquent que la situation est devenue alarmante dans des zones où l’épidémie avait été par le passé définitivement éradiquée », a déclaré le ministre ivoirien de la Santé, Rémi Allah Kouadio, le 19 décembre, de retour d’une conférence sur l’onchocercose qui s’est tenue à Bruxelles, en Belgique.

Selon l’OMS, la maladie est causée par un ver parasite transmis par la piqûre d’une mouche infectée, la simulie. La femelle de la mouche pond des œufs qui donnent naissance à un millier de larves microscopiques appelées microfilaires; ces larves se développent sous le derme de la peau jusqu’à atteindre leur taille adulte. Ce sont ces microfilaires qui sont responsables de nombreuses maladies telles que la cécité, des troubles cutanés et des lésions.

Après l’arrêt par l’OMS de son programme de lutte contre l’onchocercose en Afrique de l’Ouest, en 2002, le gouvernement ivoirien aurait dû poursuivre la surveillance épidémiologique en utilisant les infrastructures mises en place avec le soutien de l’OMS.

Mais ces activités se sont arrêtées dans bon nombre de régions en raison de la destruction de ces infrastructures pendant les combats qui ont suivi le déclenchement de la rébellion, a indiqué le ministre de la Santé, M. Kouadio.

Les autorités ivoiriennes envisagent de réactiver le programme de lutte contre l’onchocercose en menant d’autres enquêtes épidémiologiques pour identifier avec précision les zones touchées par l’épidémie. Mais pour l’instant, aucune date n’a été fixée pour le démarrage effectif du programme, a indiqué Siméon N’Da, chargé de communication au ministère ivoirien de la Santé.

IRIN n’a pu recueillir les commentaires des représentants de l’OMS.

aa/np/dh/ads


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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