The New Humanitarian Annual Report 2021

  1. Accueil
  2. Moyen-Orient et Afrique du Nord
  3. Israël

Avenir incertain pour les réfugiés soudanais

Les réfugiés soudanais venus chercher asile en Israël rencontrent d’énormes difficultés et, lorsqu’ils ne sont pas arrêtés, ils sont abandonnés au bord des routes des villes du sud du pays.

Près de 80 de ces réfugiés sont encore détenus dans des prisons israéliennes, plus de la moitié d’entre eux étant originaire de la région instable du Darfour, dans l’ouest du Soudan.

Au cours des dernières semaines, quelque 900 réfugiés soudanais sont entrés illégalement en Israël en traversant la frontière poreuse avec l’Egypte.

Le Soudan étant classé par Israël parmi les « Etats ennemis », les réfugiés venant de régions comme le Darfour sont perçus comme des risques potentiels pour la sécurité du pays.

Les experts israéliens, qui se sont penchés sur le sort de ces réfugiés, attendent de la commission gouvernementale dirigée par le ministre de l’Intérieur, Ronnie Bar-On, qu’elle revienne immédiatement sur sa politique de détention systématique des hommes migrants soudanais entrés illégalement en Israël ; une mesure qui divise les familles et n’est pas sans conséquences psychologiques, surtout chez les enfants.

Près de 200 enfants figurent parmi les nouveaux arrivants. Dov Khanin, membre du Comité d’assistance aux enfants du Parlement israélien, s’est dit préoccupé par le fait que ces enfants ne recevaient pas de soins médicaux et n’étaient pas scolarisés.

« Je compte prendre une initiative pour créer un commission nationale qui prendra en charge le problème des réfugiés », a-t-il confié à IRIN, en ajoutant qu’il espérait que cela contribuerait à soulager les réfugiés en général et les enfants en particulier.

Selon M. Bar-On, les réfugiés soudanais, dont un sur quatre est originaire du Darfour, posent un problème à l’Etat d’Israël, bien qu’ils ne représentent que « la moitié des Africains qui passent la frontière et entrent illégalement en Israël ».

Cinq mille réfugiés par an

Selon les statistiques gouvernementales, près de 5 000 réfugiés arrivent chaque année en Israël, et le nombre continue de croître.

Israël n’a pas de politique très claire en matière d’immigration et de demande d’asile, ce qui explique que de nombreux réfugiés « ne parviennent pas à être pris en charge », ont déploré certaines organisations non gouvernementales.

Quant aux autres réfugiés, ils sont menacés d’expulsion.

« Il faut se rendre compte que bon nombre de ces réfugiés risquent leur vie si on les renvoie au Soudan », a affirmé Sharon Harel, du bureau du Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) à Tel Aviv.

Dans son dernier rapport publié à l’occasion de la journée mondiale du réfugié, le HCR a révélé qu’il avait la charge de quelque 686 000 réfugiés soudanais, ce qui en fait l’un des plus importants groupes de réfugiés au monde.

Les réfugiés ne sont plus arrêtés

Actuellement, étant donné la surpopulation dans les prisons israéliennes, les réfugiés ne sont plus arrêtés. Selon certains observateurs, l’armée les relâche au bord des routes, dans les villes du sud d’Israël.

Bon nombre de ces réfugiés sont aidés par des bénévoles et des ONG, qui pensent toutefois que les autorités gouvernementales devraient rapidement trouver une solution à ce problème.

« Nous n’avons plus de solutions. Les prochains réfugiés qui passeront la frontière vivront dans la rue », a déclaré Yiftach Milo, directeur de l’ASAF, une organisation locale qui vient en aide aux réfugiés africains.

Bien qu’elle soit sans ressource, Elisheva Milokovsky, étudiante de 24 ans à l’université de Ben Gourion de la ville de Beer Sheva, dans le sud du pays, s’occupe de certains réfugiés.

« Nous recevons des appels téléphoniques de l’armée qui nous demande par exemple d’aller nous occuper des réfugiés qu’elle vient de relâcher à Beer Sheva », a indiqué la jeune étudiante.

« Tout ce que nous achetons, nous le payons de notre poche, y compris les médicaments que nous donnons aux réfugiés », a-t-elle ajouté.

Certaines tribus de bédouins de la région ont également offert de l’aide et hébergent les réfugiés.

td/sgcb/ads/ail


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

Partager cet article
Participez à la discussion

Right now, we’re working with contributors on the ground in Ukraine and in neighbouring countries to tell the stories of people enduring and responding to a rapidly evolving humanitarian crisis.

We’re documenting the threats to humanitarian response in the country and providing a platform for those bearing the brunt of the invasion. Our goal is to bring you the truth at a time when disinformation is rampant. 

But while much of the world’s focus may be on Ukraine, we are continuing our reporting on myriad other humanitarian disasters – from Haiti to the Sahel to Afghanistan to Myanmar. We’ve been covering humanitarian crises for more than 25 years, and our journalism has always been free, accessible for all, and – most importantly – balanced. 

You can support our journalism from just $5 a month, and every contribution will go towards our mission. 

Support The New Humanitarian today.

Become a member of The New Humanitarian

Support our journalism and become more involved in our community. Help us deliver informative, accessible, independent journalism that you can trust and provides accountability to the millions of people affected by crises worldwide.

Join