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Un long chemin vers la reconstruction

Les agences humanitaires se portent au secours de Madagascar pour aider ce pays à se remettre des cyclones successifs qui ont frappé l’île, en apportant une aide alimentaire aux communautés isolées et en permettant à des milliers d’enfants de reprendre les cours.

Après six cyclones dévastateurs et des inondations sans précédent, le cyclone Jaya s’est abattu début avril sur la côte nord-est du pays. En outre, avec la sécheresse chronique qui sévit dans le sud, l’île est en proie à de nombreuses calamités depuis la fin de l’année dernière et près de 500 000 personnes ont besoin d’une aide humanitaire.

« La communauté humanitaire fait face à d’énormes problèmes de logistique qui limitent la capacité d’accès et la livraison de l’aide humanitaire essentielle aux populations vulnérables », a indiqué le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations Unies dans un communiqué publié cette semaine.

Les pluies torrentielles et les inondations ont endommagé les routes et emporté des ponts, rendant impossible l’accès aux communautés isolées qui ont désespérément besoin d’une aide d’urgence.

« Pendant plusieurs semaines les habitants de ces zones reculées ont vécu sur leurs réserves de nourriture qui sont à présent épuisées, et il faut urgemment leur fournir une aide alimentaire », a déclaré Krystyna Bednarska, la représentante du PAM à Madagascar.

Des vivres et autres produits ont été acheminés par voie aérienne et livrés à quelque 20 000 personnes de la région du nord-est, privées jusque-là de toute aide humanitaire.

« Les cyclones qui ont touché cette région du pays ont gravement endommagé les routes et les ponts, et les opérations aériennes sont le seul moyen pour nous de faire parvenir une aide à ces personnes », a ajouté M. Bednarska.

L’aide humanitaire, dont 100 tonnes métriques de vivres, sera livrée pendant quatre semaines à partir d’une base installée dans la ville d’Antsohihy (nord-ouest), et acheminée par hélicoptères vers les régions isolées.

« Certes, la vie continue et nous devrons encore nous battre » a indiqué Séraphine, 50 ans, après avoir reçu du PAM sa ration mensuelle de riz et de légumes secs, ainsi que sa ration de quinze jours en huile fortifiée.

Près de 150 000 enfants ont été privés d’école depuis que le cyclone s’est abattu sur leur région. Selon le ministère malgache de l’Education, 136 écoles ont complètement été rasées et 591 autres ont partiellement été détruites depuis décembre 2006.

« La reconstruction des écoles sera difficile et prendra du temps. Les communautés ont fait de gros sacrifices pour permettre aux enfants de retourner à l’école en transformant en salle de classe les églises et les salles communautaires, les menuisiers locaux ont fabriqué des tables et bancs, les maçons ont transporté sur leur dos des matériaux de construction et ont parfois mis plusieurs jours pour arriver à destination », a noté le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) dans un communiqué rendu public mercredi dernier

Selon Bruno Maes, représentant de l’UNICEF à Madagascar, au moins 54 000 enfants des zones affectées ont pu reprendre les cours ce mois-ci, à la fin des vacances trimestrielles.

L’UNICEF « distribue des bâches, des tentes et des kits de matériel didactique dans les zones de Diana, Sofia et à Maroantsetra, les régions du nord les plus durement touchées par les cyclones », a ajouté M. Maes.

L’agence a également fourni 90 structures d’aluminium et anti-termites pour construire des salles de classe et aidera le gouvernement à les monter.


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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