Sur les 2 000 ex-combattants recensés, ce sont les premiers miliciens à désarmer avant la date limite fixée au 7 août. Le désarmement s’inscrit dans une série de mesures destinées à préparer les élections d’octobre prochain.
Arrivés en camionnette dans la ville de Guiglo, les ex-combattants ont été accueillis par les représentants officiels du programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR), le Premier ministre, Charles Konan Banny, et un représentant des Nations unies.
Chaque ex-combattant recevra une première avance de 125000 CFA [240 dollars américains] sur les 499500 CFA [970 dollars américains] représentant le filet de sécurité. Les frais de transport vers leur village leur seront remboursés et ils recevront également un petit pécule pour leur réinsertion, ont indiqué des officiers militaires ivoiriens.
Depuis l’échec de la tentative de coup d’Etat de septembre 2002, la Côte d’Ivoire est divisée entre le nord, dirigé par les rebelles, et le sud, contrôlé par le gouvernement.
Beaucoup de milices ont vu le jour dans le sud du pays et la plupart des ces miliciens affirment avoir pris les armes pour défendre leurs villes et villages contre les forces rebelles.
Au nord, les rebelles des Forces nouvelles refusent de désarmer tant que les milices gouvernementales du sud n’auront pas restitué leurs armes.
L’arsenal des milices n’est pas connu, mais au cours de la cérémonie qui s’est déroulée mercredi, les combattants ont restitué des armes automatiques et un canon.
Par ailleurs, le Conseil de sécurité de l'ONU a condamné mercredi dernier la récente violence qui a fait au moins deux morts en Côte d'Ivoire. Le Secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, a également condamné les leaders du parti au pouvoir, le Front populaire ivoirien, pour avoir incité leurs partisans à s’opposer par la force aux audiences foraines en cours.
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