Des vagues de retour de déplacés ont été enregistrés dans la région centrale du Katanga, qui a longtemps été le théâtre de fréquentes attaques de miliciens, a indiqué mercredi Daniel Augstburger, chef de bureau de Ocha (Bureau de coordination des Nations Unies pour les affaires humanitaires) en RDC.
Les retours se font de manière spontanée sans l’aide des humanitaires, a-t-il ajouté.
Au moins 2 200 familles – soit près de 10 000 personnes – sont revenues dans le village de Sampwe, une zone à forte potentialité agricole souvent attaquée par les miliciens pour leurs ravitaillements. Ces attaques répétées ont fait fuir la population villageoise.
« La plupart des personnes rentrées à Sampwe à cause de leurs champs, n’ont pas encore commencé à s’établir », a dit Augsteurger.
Elles vivent dans des familles d’accueil car elles ont perdu tous leurs biens pillés et détruits par les miliciens Mai Mai, a-t-il ajouté.
Entre 10 000 et 14 000 autres déplacés ont regagné la cité de Mitwaba dans le nord du Katanga. Selon OCHA, quelque 170 000 personnes de la région centrale du Katanga, appelée le « triangle de la mort », ont été déplacées. De nombreux miliciens Mai-Mai écument encore la région et continuent de piller et de violer les villageois.
En novembre 2005, l’armée régulière a lancé une contre-offensive contre les Mai Mai.
Selon Fernando Castanon, le directeur de la section droits de l’homme au sein de la Mission des Nations unies en RDC (MONUC), ces vagues de retour deviennent possibles depuis la reddition de Gedeon, le chef d’une faction Mai Mai, et de ses 400 combattants.
Ces retours interviennent également à l’approche des premières élections démocratiques organisées dans ce pays depuis plus de 40 ans et prévues le 30 juillet 2006.
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