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Remaniement ministériel en Guinée

Contre toute attente, le Président Lansana Conté a procédé le 29 mai à un vaste remaniement de son gouvernement en nommant à la tête de la nouvelle équipe un de ses plus anciens et fidèles collaborateurs et en rappelant plusieurs anciens ministres.

Annoncé à la radio, puis à la télévision nationales, ce remaniement intervient près de deux mois après le limogeage du Premier ministre réformiste Cellou Dalein Diallo, prononcé le 5 avril dernier. Selon Radio France Internationale (RFI), la nouvelle équipe gouvernementale ainsi constituée marque le retour de la vieille garde de la Guinée, un pays que le Président Conté dirige depuis vingt-deux ans.

Aucun nouveau Premier ministre n’a été nommé pour l’instant, mais le décret présidentiel portant restructuration et remaniement du gouvernement crée six ministères d’Etat, des supers ministères qui constituent les piliers de ce nouveau gouvernement.

Fodé Bangoura, ancien Secrétaire général de la Présidence, avec rang de ministre, a été nommé à la tête du tout puissant Ministère d’Etat des Affaires présidentielles. Ce ministère, qui sera chargé de coordonner l’action gouvernementale, est composé des ministères de la Défense, du Contrôle économique et financier. M. Bangoura est un proche et fidèle collaborateur du Président.

Les cinq autres ministères d’Etat sont le ministère d’Etat chargé des Affaires intérieures, dirigé par l’ancien ministre Moussa Solano, le ministère d’Etat chargé des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, dirigé par Mamady Conté. Le ministère d’Etat chargé de l’Economie et des Finances a été confié à un ancien ministre, Madikaba Camara, tandis que celui des Travaux publics revient à Bahna Sidibé, un ancien ministre lui aussi.

Dix-sept des vingt-neuf ministres de l’équipe sortante font partie du nouvel attelage gouvernemental. Le président Conté effectue ce remaniment alors que le climat social se détériore à nouveau en Guinée et que les syndicats menacent de se mettre en grève pour protester contre les bas salaires et l’augmentation du coût de la vie.

En février dernier, une grève générale avait pratiquement paralysé tout le pays pendant cinq jours. Selon Ibrahima Fofana, leader de l’un des deux syndicats qui avaient alors décrété le mot d’ordre de grève, il aurait récemment échappé à une tentative d’assassinat. A l’annonce de la nouvelle, un arrêt de travail a été observé dans les banques guinéennes.

This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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