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Trente-deux "mercenaires" arrêtés à Kinshasa

Trente-deux étrangers soupçonnés de vouloir renverser le gouvernement du Président Joseph Kabila ont été arrêtés mercredi à Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo (RDC), a déclaré le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Théophile Mbemba.

« Ils venaient fraîchement d’Irak où ils travaillaient comme militaires », a affirmé M. Mbemba. Parmi les personnes appréhendées – des mercenaires, selon les autorités de RDC - figurent dix-neuf Sud-africains, dix Nigérians et trois Américains. Tous sont entrés en territoire congolais sous la couverture de la société de gardiennage Omega.

Ces personnes ont été arrêtées en possession de matériel militaire, a indiqué M. Mbemba, sans donner plus de précision sur la nature du matériel saisi, puisqu’une enquête est en cours.

Certaines ne possédaient pas de passeport, mais 19 d’entre elles étaient porteuses de passeports sud-africains et leur nationalité devra être vérifiée, a expliqué Sisa Ngombane, ambassadeur d’Afrique du sud en RDC.

« Nous allons communiquer les éléments d’identification des passeports à nos services de sécurité pour vérifier la nationalité sud-africaine de ces personnes », a expliqué l’ambassadeur. En Afrique du sud, la loi interdit à tout citoyen de s’engager dans des activités de mercenariat.

Selon M. Mbemba, les ambassadeurs des Etats-Unis et du Nigeria n’ont pas encore confirmé la nationalité de certains détenus.

Beaucoup de Congolais ne croient pas à la thèse du complot avancée par le gouvernement.

« C’est une farce…Quel étranger peut tenter un coup d’Etat dans ce pays, alors que la communauté internationale est présente ici à travers la Mission des Nations Unies qui a déployé plus de 16 500 Casques bleus », a déclaré un prêtre catholique, qui a requis l’anonymat. « C’est peut-être un subterfuge pour empêcher les gens d’aller voter le 30 juillet ».

Les récents événements se produisent à un moment où un des principaux partis de l’opposition, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) d’Etienne Tshisekedi, a appelé à manifester mercredi matin.

« Que cette histoire soit montée de toute pièce ou pas, nous serons dans les rues ce mercredi pour dire au gouvernement que la transition s’arrête le 30 juin et qu’on ne peut pas organiser les élections au-delà de cette date sans concertation », a lancé Raul Nsolwa, responsable de la section Jeunesse à l’UDPS.


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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