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L'université de Bouaké rouvre ses portes

Contrainte de fermer en raison de la guerre civile, l’université de Bouaké, fief de la rébellion dans le nord de la Côte d’Ivoire, a officiellement rouvert ses portes la semaine dernière, redonnant ainsi espoir à toute une génération de jeunes privés d’enseignement pendant plus de trois ans.

Des centaines d’étudiants et plusieurs dizaines de professeurs ont assisté mardi à la cérémonie d’ouverture que beaucoup d’entre eux ont considéré comme un pas important vers un retour à la normale dans le nord du pays. Plusieurs membres du personnel administratif étaient déjà rentrés en début de mois.

« Lorsque nous avons annoncé la date…du 28 mars pour la réouverture officielle, beaucoup de personnes se demandaient si la date serait respectée. Aujourd’hui, ils peuvent s’en rendre compte », a déclaré Cissé Bacongo, le ministre de l’Enseignement supérieur et ancien membre du Rassemblement des républicains (RDR), le principal parti d’opposition, considéré comme favorable à la cause rebelle.

L’université a été fermée en septembre 2002 après la tentative avortée du coup d’Etat contre le Président Laurent Gbagbo menée par la rébellion qui occupe le nord du pays. La bibliothèque de l’université n’allait pas tarder à être pillée et les livres vendus pour une bouchée de pain.

Les précédentes tentatives de réouverture de l’université qui, avant la guerre, comptait près de 13 000 étudiants, ont été reportées à plusieurs reprises pour des raisons de sécurité et de lutte de pouvoir au sein du gouvernement de transition, entre le ministère de l’Enseignement supérieur et le ministre de l’éducation nationale, Michel N’Guessan, un allié du Président Gbagbo.

Des centaines d’élèves avait payé les frais d’inscription en avril 2005, mais l’université était restée fermée. Certains professeurs avaient refusé de retourner à Bouaké, arguant qu’ils craignaient pour leur sécurité. La plupart d’entre eux devront désormais faire la navette entre Bouaké et le campus provisoire de l’université à Abidjan, la capitale.

Sur les 4 000 étudiants vivant encore à Bouaké, 1 100 seraient déjà inscrits, a déclaré M. Bacongo, sans pour autant préciser le nombre d’enseignants ayant rejoint leur poste.

Après en avoir été empêchés pendant plus de deux ans, quelques-uns des 90 000 élèves du nord du pays ont pu passer e mois dernier leurs examens de fin d’année.

This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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