Même si aucune décision importante n’a été prise à l’issue de la réunion de quatre heures qui s’est tenue à huis clos, cette table ronde a permis d’avancer dans le processus de sortie de crise et de réunification de ce pays d’Afrique de l’ouest coupé en deux entre une région nord occupée par la rébellion, et une région sud contrôlée par les forces gouvernementales.
Dans le communiqué final lu par le Premier ministre, Charles Banny a indiqué que les principaux leaders politiques du pays ont réaffirmé leur attachement à la résolution 1633 des Nations unies, la feuille de route élaborée par la Communauté internationale en 2005 pour aider la Côte d’Ivoire à sortir de la crise.
Organisée à l’initiative de M. Banny, l’objectif de la conférence était de rétablir le dialogue entre le Président Laurent Gbagbo, le chef de file de la rébellion, Guillaume Soro, et les deux principaux leaders de l’opposition, Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara.
Initialement prévue lundi, elle a été reportée au jour suivant en raison de problèmes de sécurité. Le Premier ministre a par ailleurs indiqué que les travaux se sont déroulés dans une ambiance « fraternelle».
Le communiqué final ne fournit aucun chronogramme précis pour le désarmement, ni ne fixe une date pour la tenue des élections présidentielles, même si la résolution 1633 stipule qu’elles doivent avoir lieu en octobre prochain. Cependant, les participants ont « admis la nécessité de l’actualisation du chronogramme et de la reprise immédiate du dialogue entre les Etats major des Forces de défense et de Sécurité (FDS) et les Forces Armées des Forces Nouvelles (FAFN) ».
Ils ont également accepté de se retrouver fréquemment pour « échanger sur le processus de paix et de faire en sorte que la vie se déroule dans un climat politique apaisé ».
A propos du délicat sujet de la composition de la Commission électorale indépendante (CEI), les cinq leaders politiques ont pris acte de l’élection du bureau de la CEI et ont décidé de la création d’un quatrième poste de vice-président pour « parvenir à une représentation équilibrée des forces politiques en présence ».
La composition actuelle de la CEI est contestée par le Front populaire ivoirien (FPI), le parti au pouvoir, qui estime que l’élection du Président de la commission, l’année dernière, était injuste. Le Président élu est membre du Parti démocratique de la (PDCI), un parti de l’opposition, et le nouveau poste de vice-président pourrait échoir au parti au pouvoir.
Les participants ont cependant accepté de s’en remettre à l’arbitrage du Haut représentant des Nations unies aux élections, Antonio Monteiro, qui a déclaré la semaine dernière que la composition actuelle de la CEI est conforme à la résolution de l’ONU.
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