Ces besoins couvrent notamment la sécurité alimentaire, la santé, la réinsertion sociale, la protection, la lutte contre le VIH/SIDA, l’éducation l’eau, le déminage et la lutte pour l’égalité entre les sexes.
Selon Jan Egeland, le Secrétaire général adjoint aux Affaires humanitaires, ce plan constitue un évènement majeur dans le programme d’aide aux populations de la RDC.
Au cours d’une conférence ministérielle sur la RDC qui se tenait lundi à Bruxelles, en Belgique, M. Egeland a souligné que les conséquences du conflit dans ce pays d’Afrique centrale ont été pratiquement inimaginables.
« En tant que membres de la communauté internationale, nous n’avons tout simplement pas fait assez pour répondre à ces besoins », a-t-il déclaré. « Nous n’avons pas disposé des ressources nécessaires, et nous n’avons pas pu apporter de l’aide aux nombreuses communautés qui en avaient besoin ».
En plus des agences humanitaires de l’ONU, 89 ONG nationales et internationales ont apporté leur concours et plus de la moitié des 330 projets du plan d’action ont été élaborés par des ONG.
« Le plan d’action constitue une étape importante à plus d’un titre. D’abord, il présente une vision très claire des besoins humanitaires des habitants de RDC et des programmes élaborés pour répondre à ces besoins. Par ailleurs, il implique l’ensemble de la communauté humanitaire ».
« Ensuite, il a fallu faire des choix difficiles pour définir les priorités du plan, et nous comptons sur une coordination forte et active sur le terrain pour nous assurer que les faibles ressources humaines et financières dont nous disposons servent à résoudre les besoins les plus urgents des populations ».
« Enfin, ce plan d’action offre une bonne plate-forme pour les programmes de transition et de développement qui aideront les populations à s’en sortir et à se reconstruire, et pas seulement à survivre ».
Lors de la conférence de presse, qui a eu lieu après la réunion, M. Egeland a indiqué que la Belgique et le Royaume-Uni avaient fait des promesses encourageantes.
«C’est un bon début, mais il nous reste encore beaucoup de chemin à parcourir », a-t-il déclaré.
Refusant de donner plus de détails, M. Egeland a souligné qu’il « ne s’agissait pas d’une conférence sur les promesses de don, mais une conférence pour le lancement du plan d’action humanitaire ».
Armand De Decker, le ministre belge de la Coopération a annoncé que son pays apporterait une contribution de 9,45 euros (11, 25 millions de dollars américains), ce qui fait de la Belgique l’un des principaux bailleurs de fonds de la RDC, son ancienne colonie.
La Commission européenne a indiqué, pour sa part, qu’elle verserait 45 millions de dollars américains au titre de l’aide humanitaire à la RDC en 2006, en plus des 92,8 millions versés en 2004 et 2005.
Louis Michel, Commissaire européen en charge du développement et de l’action humanitaire, a déclaré que depuis le début de la transition politique vers la démocratie en RDC, en avril 2003, la Commission Européenne a affecté 892 millions de dollars américains à quatre secteurs : la lutte contre la pauvreté, l’aide humanitaire, l’assistance macro-économique et le soutien politique à la transition.
« Et à mesure que les besoins urgents sont résolus », a-t-il expliqué, « nous passons progressivement le relais aux autorités nationales en leur garantissant des financements à long terme de partenaires au développement comme le Fonds européen de développement ».
Selon M. Michel, les 177 millions de dollars américains affectés au Programme d’appui au processus électoral est aussi une manière d’exprimer la solidarité de la Commission européenne vis-à-vis du peuple congolais.
« C’est l’aide financière la plus importante jamais accordée à un pays extérieur à l’Union européenne ».
L’Union européenne appuie les programmes de renforcement des capacités de la police et de la sécurité en RDC.
Dans le cadre d’une stratégie humanitaire commune, les fonds pour les opérations humanitaires de la commission en 2006 continuent de privilégier le secteur de la santé, un accent particulier étant mis sur les actions en faveur des enfants et des femmes. Ces fonds sont également destinés aux déplacés et aux réfugiés. La commission collabore également avec près de 180 partenaires, dont des agences spécialisées de l’ONU, le mouvement de la Croix Rouge, et des ONG.
« Ce plan humanitaire est un acte de foi de la communauté internationale dans la perspective d’une issue favorable au processus de transition, même si ce dernier reste fragile jusqu’à la fin », a déclaré M. Michel.
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