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Le HCR réduit son personnel humanitaire à Guéréda et Iriba

Près de 200 travailleurs humanitaires se sont retirés le week-end dernier de deux bureaux régionaux situés à l’est du Tchad, au lendemain de l’attaque lancée par un groupe d’hommes armés non identifiés sur la ville de Guéréda et au cours de laquelle des représentants du gouvernement tchadiens ont été kidnappés, a déclaré le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

Vendredi, des hommes armés ont pris d’assaut la salle où des représentants de l’ONU tenaient une réunion pour informer les autorités locales des conditions de vie des 200 000 réfugiés du Darfour vivant actuellement dans 12 camps au Tchad. Ils ont enlevé cinq personnes, dont le préfet de la ville et le Commandant de compagnie de la Gendarmerie.

La tension est montée d’un cran au cours des derniers mois après la vague de défections enregistrées au sein de l’armée, l’attaque des rebelles sur la ville d’Adré et les accusations du président Idriss Deby selon lesquelles le Soudan voisin soutient la rébellion.

Moussa Hourmadji Doumgor, le porte-parole du gouvernement, a déclaré lundi que les autorités tchadiennes ne savaient pas qui avait orchestré la dernière attaque, et qu’aucune demande de rançon n’avait été reçue.

« On a eu aucun contact avec eux jusqu’à maintenant, mais il y a l’armée tchadienne qui se déplace dans le secteur pour les trouver », a-t-il déclaré à IRIN.

Selon Ginette le Breton, la porte-parole du HCR au Tchad, environ 100 hommes armés ont fait irruption dans la ville de Guéréda vendredi. Il n’y a pas eu de blessé parmi les participants à la réunion, mais cinq habitants de la localité ont été blessés par balle et transportés à l’hôpital.

Pour des raisons de sécurité, plusieurs organisations humanitaires ont décidé de réduire de 20 pour cent leurs effectifs présents dans la région. Ainsi, quatre-vingt dix agents des Nations unies et d’autres agences humanitaires ont été évacués de Guéréda, et 80 autres d’Iriba. Ils ont été affectés dans les bureaux régionaux d’Abéché.

« La situation est suffisamment inquiétante compte tenu d’une récente escalade des problèmes d’insécurité dans la région », a déclaré Claire Bourgeois, la représentante adjointe du HCR au Tchad, ajoutant que cette mesure était temporaire.

Outre ce dernier incident, deux véhicules appartenant à des organisations partenaires ont été volés récemment, l’un d’entre eux ayant plus tard été aperçu de l’autre coté de la frontière soudanaise. Il y a également eu des vols.

Quelque 75 000 réfugiés vivent dans les cinq camps où opéraient les travailleurs humanitaires affectés à Abéché. Toutefois, le HCR s’est voulu rassurant en indiquant que les services de santé, de nutrition et d’hygiène de base ne seront pas affectés par cette mesure.

This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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