Le candidat du CCM, Jakaya Kikwete, a remporté 80,2 pour cent des suffrages. Il prêtera serment mardi en tant que quatrième président de la Tanzanie, depuis que la Grande-Bretagne a accordé l’indépendance au pays en 1961.
Jakaya Kikwete remplacer le président Benjamin Mkapa, 68 ans, à la tête de l’Etat, ce dernier quitte ses fonctions après deux mandats de cinq ans, le maximum autorisé par la Constitution.
Le CCM a aussi largement gagné les élections législatives, en remportant 206 sièges sur les 232 que compte le parlement, soit six sièges de plus que lors de la précédente législature.
Le principal parti d’opposition, le Front uni (CUF) en a remporté 19, le Parti démocratique de Tanzanie, cinq sièges et le parti travailliste de Tanzanie et le Parti démocratique uni, un chacun.
Le chef de la mission d’observation de la Communauté de l’Afrique de l’Est (CEA), Calist Mwatela, a affirmé que les élections de mercredi ont été « libres, justes et transparentes ».
Malgré les troubles signalés dans les îles tanzaniennes très instables de Zanzibar, la mission de la CEA a indiqué que les violentes manifestations qui s’étaient produites en octobre au cours des élections du gouvernement local de Zanzibar n’ont pas eu lieu cette fois-ci. Des observateurs de l’Union africaine (AU) ont également confirmé que les élections se sont déroulées dans un climat serein.
« Le secret des urnes a été respecté et les électeurs n’ont subi aucune intimidation dans les bureaux de vote », a expliqué Baleka Mbete, le chef de la mission des observateurs de l’UA et présidente du parlement sud-africain.
Selon elle, le taux de participation était élevé, en particulier parmi les électrices. Onze millions personnes sur les seize millions inscrites ont voté.
Les élections, qui étaient initialement prévues le 30 octobre, ont dû être reportées en raison du décès d’un des candidats de l’opposition.
Aux élections de mercredi, 10 candidats se présentaient à la présidence, et 18 partis politiques se disputaient les sièges du parlement. C’étaient les troisièmes élections multipartites organisées en Tanzanie depuis 1992.
Le premier président de Tanzanie, Julius Nyerere, avait volontairement quitté ses fonctions en 1985 et son successeur, Ali Hassan Mwinyi, était allé au bout de ses deux mandats de cinq ans en 1995.
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