« Plus de la moitié des fonds ira au développement [à long terme] », a déclaré mercredi, Jean Sébastien Munie, chargé des Affaires humanitaires à OCHA-Burundi, lors d’un point de presse à Bujumbura, la capitale.
M. Munie a fait cette déclaration à l’occasion du Processus d’appel consolidé (CAP) de l’ONU, destiné à recueillir des fonds pour venir en aide aux pays confrontés à une crise humanitaire.
Un des principaux objectifs du CAP 2006 pour le Burundi est d’associer l’aide humanitaire à des objectifs à plus long terme, selon M. Munie.
Le pays se remet péniblement de plus d’une décennie de guerre civile et les élections de 2005 ont permis d’élire démocratiquement un nouveau gouvernement.
Néanmoins, la crise humanitaire au Burundi n’est pas terminée. Le CAP 2006 vise à renforcer la protection et le respect des droits de l’homme, à améliorer la sécurité alimentaire et à permettre aux groupes vulnérables un meilleur accès aux services sociaux de base.
L’appel a été fait au nom des agences humanitaires de l’ONU et des 21 organisations non gouvernementales locales et internationales présentes dans le pays.
Le CAP 2006 pour le Burundi sollicite 6 millions de dollars supplémentaires, par rapport au montant du CAP 2005, essentiellement à cause de l’éducation, qui représente 17 pour cent de la somme totale demandée pour 2006, soit plus de 22 millions de dollars, a expliqué M. Munie.
Le montant sollicité pour le CAP 2005 était de 121,4 millions de dollars, mais au 14 décembre, les bailleurs de fonds n’avaient donné que 59 pour cent de la somme requise, soit 71 millions de dollars.
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