« Pendant un mois... le PAM a fourni des rations de céréales à 237 700 personnes vivant dans la province de l’extrême nord du Cameroun, la région la plus pauvre du pays », a déclaré l’agence des Nations unies dans un communiqué.
Des vivres ont été distribués gratuitement à toutes les personnes vivant dans les communautés touchées par la pénurie alimentaire.
Les représentants du PAM ont évalué à 2 millions de dollars le montant total de l’aide d’urgence, mais l’agence avoue n’avoir reçu à ce jour que 43 pour cent des fonds demandés.
Le gouvernement français a offert près de 900 000 dollars, mais 1,1 millions sont encore nécessaires.
Le nord du Cameroun a eu une faible pluviométrie l’année dernière et la production agricole a été réduite à quelque 200 000 tonnes métriques, a expliqué le PAM.
Pour les habitants de cette région pauvre du pays, cela implique que les récoltes ne leur ont permis de tenir que pendant six mois, au lieu des huit mois habituels. En outre, il leur est difficile d’acheter des vivres, après la hausse vertigineuse des prix des céréales.
« Le prix des céréales ayant quadruplé, beaucoup de gens ne peuvent plus acheter des vivres au marché », a indiqué le PAM.
Plusieurs pays d’Afrique de l’ouest ont été touchés par la pénurie alimentaire après l’effet conjugué de la sécheresse et de l’invasion des criquets qui ont détruit les récoltes l’année dernière.
Le pays le plus touché fut le Niger où des organisations d’aide humanitaire font encore face à une crise qui a affecté près de 3 millions de personnes et choqué la communauté internationale avec ces images d’enfants malnourris.
Au Cameroun, la pénurie alimentaire est moins grave. Toutefois, les représentants du PAM décrivent la zone affectée comme l’une des poches les plus abandonnées du continent, et expliquent que tout sera mis en œuvre pour recueillir les fonds demandés.
« Nous n’avons même pas encore la moitié de la somme nécessaire », a expliqué Marcus Prior, le porte-parole du PAM en Afrique de l’ouest. « C’est une région presque inconnue de l’Afrique et il est très difficile de sensibiliser les gens ».
Certains villageois du nord du Cameroun ont été contraints à vendre leurs bétails et d’autres à manger des feuilles et des fruits sauvages pour se remplir le ventre pendant la période de soudure qui précède le début des récoltes, le mois prochain.
« Les récoltes sont encore loin », a indiqué Justin Bagarishya, le directeur du PAM au Cameroun.
This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions