Quelque 1 000 éléments des Nations unies ont été déployés pour évacuer les rebelles rwandais de différentes régions de la province du Sud Kivu, dont le parc de Kahuzi-Biega, a affirmé vendredi Sylvie van den Wildenberg, porte-parole de l’ONU à Bukavu, une ville de l’est de la RDC.
« Le résultat, c’est que la pression militaire a porté ses fruits », a-t-elle déclaré.
La mission de l’ONU en RDC (MONUC) n’a pas donné plus de précisions sur le nombre de rebelles rwandais qui ont fui ni sur la direction qu’ils ont prise.
Selon Mme Van den Wildenberg, l’opération Iron Fist a été lancée en même temps qu’une opération aérienne, l’opération Falcon Sweep. L’objectif des deux opérations était de déloger les rebelles accusés, par les associations de défense des droits de l’homme, de pillage, de viol et d’assassinats de civils.
« Nous souhaitons leur faire savoir qu’ils peuvent déposer les armes immédiatement et accepter l’offre de rentrer dignement au Rwanda grâce au rapatriement volontaire », a-t-elle déclaré.
Le colonel Thierry Provendier, porte-parole militaire de la MONUC, a déclaré que les opérations se poursuivraient jusqu’au départ du dernier rebelle.
La majorité des combattants sont d’origine hutue, le groupe ethnique le plus important au Rwanda. Certains ont fui le Rwanda à la suite du génocide de 1994, auquel ils avaient pris part. D’autres, plus jeunes, ont toujours vécu au Congo en tant que réfugiés.
Récemment, une des deux milices rebelles hutues actives dans l’est de la RDC, a annoncé qu’elle abandonnerait le combat et retournerait au Rwanda. Depuis, cette milice est minée par des dissensions internes.
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