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Retrait des casques bleus de la Sierra Leone avant la fin de l’année

Le Conseil de sécurité des Nations unies a voté le retrait des troupes de maintien de la paix en Sierra Leone avant la fin du mois de décembre prochain. Le prochain contingent quittera le pays à la mi-août.

Quelque 3 400 casques bleus sont encore postés dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, trois ans et demi après la fin officielle d’une guerre civile sanglante, dont les images avaient choqué le monde entier. On y pouvait voir de jeunes combattants drogués arracher les bras, les jambes, les oreilles ou les lèvres des civils à coups de machette.

La Mission des Nations unies en Sierra Leone (MINUSIL) a été créée en octobre 1999 pour contribuer à rétablir la paix en Sierra Leone. Au plus fort de la crise sierra léonaise, la Mission comptait 17 000 soldats. Il s’agissait à l’époque de l’opération de maintien de la paix la plus importante menée par les Nations unies.

Les forces devaient se retirer du Sierra Leone à la fin de l’année dernière mais leur mandat a été prorogé en raison des problèmes de sécurité rencontrés les pays voisins que sont le Liberia et la en Guinée et pour pallier les retards dans la préparation de l’armée et de la police sierra-léonaises à assurer seules la sécurité interne de leur pays.

Toutefois, aucun incident n’a requis l’intervention des Nations unies depuis que les forces de maintien de la paix ont confié la sécurité du pays au gouvernement sierra-léonais, en septembre dernier. Et à la fin de l’année 2005, tous les casques bleus devraient quitter le pays.

Jeudi dernier, le Conseil de sécurité, composé de 15 Etats-membres, a décidé à l’unanimité de prolonger le mandat de la MINUSIL d’une ultime période de six mois, jusqu’au 31 décembre.

Dans son dernier rapport au Conseil sur le Sierra Leone, le Secrétaire général des Nations unies Kofi Annan a recommandé de réduire les troupes à partir à la mi-août. Il a toutefois averti que la paix restait fragile et qu’il y avait encore beaucoup à faire pour résoudre les problèmes à l’origine du conflit dans le pays.

Annan a également affirmé que la MINUSIL devait rester vigilante jusqu’aux prochaines élections présidentielles et parlementaires libériennes, prévues pour le 11 octobre, puisque le Liberia vient lui aussi de sortir d’une guerre civile.

« Le dernier bataillon d’infanterie et les équipements aériens de la MINUSIL devraient rester opérationnels jusqu’à la fin du mois de novembre. D’ici là, les résultats des élections au Liberia auront été communiqués », a écrit Annan.

Selon le Secrétaire général, même s’il ne sera bientôt plus nécessaire de maintenir les troupes des Nations unies en Sierra Leone, les agences de l’ONU doivent redoubler d’efforts pour aider le pays à se rétablir après la guerre civile dévastatrice de 1991-2001.

Le Sierra Leone est le pays le plus pauvre du monde, selon l’Indice de développement humain des Nations unies. Environ 70 pour cent de la population du pays (six millions d’habitants) vivent avec moins d’un dollar par jour.

Le Conseil de sécurité a appelé à “ une transition sans accroc du maintien au rétablissement définitif de la paix”.

A l’heure où les casques bleus de la MINUSIL se retirent progressivement, les Nations unies renforcent leurs troupes dans d’autres pays de la région.

La semaine dernière, le Conseil de sécurité a décidé d’envoyer 850 casques bleus supplémentaires, pour renforcer les 6000 soldats déjà présents en Côte d’Ivoire, un pays coupé en deux par la guerre civile. Le Conseil a également envisagé la possibilité d’envoyer temporairement en Côte d’Ivoire une partie du contingent des forces des Nations unies postées au Liberia et en Sierra Leone.


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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