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Arrestation du chef de la police et du directeur du service de l'immigration - source policière

Le chef de la police gambienne, l’inspecteur général Landing Badjie a été arrêté sans aucune explication, a-t-on appris lundi de source policière.

Selon cette même source qui a confirmé un article paru dans le journal Daily Observer, Badjie a été arrêté samedi en même temps que Tamsir Jasseh, l’ancien directeur du service de l’immigration démis de ses fonctions en 2003.

D’après l’article du journal, les deux hommes ont été transférés à la prison de haute sécurité de Mile Two, près de la capitale Banjul. Leur arrestation serait liée au meurtre de Deyda Hydara, le rédacteur en chef d’un journal local assassiné en décembre dernier, ou à une affaire de corruption.

Selon certaines sources proches des familles, d’autres personnes auraient également été arrêtées. Il s’agit de Malick Leigh, démis la semaine dernière de ses fonctions de Directeur technique au ministère du Travail et de l’infrastructure, de trois juristes dont Baboucarr Camara, juge auprès de la cour suprême, Mary Samba et Suruhata Janneh, tous deux travaillant dans un cabinet privé.

Le nom de Leigh a été cité dans les milieux gouvernementaux dans une enquête liée au détournement supposé d’une somme de près de 2 millions de dollars américains dans les caisses du ministère.

Contactés par IRIN, certains fonctionnaires du ministère de l’Intérieur se sont refusés à faire tout commentaire sur ces arrestations.

Selon le code de procédure Gambien, toute personne arrêtée doit être traduite en justice dans les 48 heures suivant son arrestation ou être relâchée, le cas échéant.

Mais, lundi après-midi, aucun de ces détenus n’a été présenté à la justice.

Arrivé au pouvoir à la faveur d’un coup d’état en 1994, le président Yaya Janneh s’était engagé à combattre la corruption dans son gouvernement.

Certains journalistes et défenseurs des droits de l’homme ont cependant fait savoir qu’ils soupçonnaient les autorités gambiennes d’être impliquées dans l’assassinat de Hydara, dont la revue, The Point, était souvent très critique envers le gouvernement.



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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