Au cours d’une conférence de presse tenue à son arrivée, dans la capitale Bujumbura, Nyangoma a indiqué à la presse qu’il était rentré dans son pays parce que le principal objectif de sa lutte armée était atteint.
"Nous avons engagé la lutte armée pour restaurer la démocratie," a-t-il déclaré.
Le Burundi, a-t-il poursuivi, a pris d’importantes mesures en faveur de la démocratie, avec la préparation des élections en 2005, et l’armée a subi de profondes reformes, grâce à la formation d’une nouvelle force de défense qui intègre les ex-combattants des mouvements rebelles. Dans le passé, l’armée a été accusée d’être dominée par la minorité Tutsi.
Nyangoma a créé le CNDD-FDD après l’assassinat en 1993 du premier président élu du pays, Melchior Ndadaye. Le mouvement s’est scindé plus tard en trois factions, la plus importante étant dirigée par Pierre Nkurunziza, l’actuel ministre d’Etat en charge de la bonne gouvernance dans le gouvernement de transition, les deux autres factions étant commandées par Nyangoma et Jean Bosco Ndayikengurukiye.
Après les accords de cessez-le-feu et de partage du pouvoir, toutes les factions du CNDD-FDD se sont transformées en partis politiques.
Selon Nyangoma, l’éclatement du CNDD-FDD original en plusieurs factions n'a pas empêché la constitution d'une alliance pour la démocratie qui intègre aussi le parti à dominante Hutu, le Front pour la démocratie au Burundi, son parti d’origine.
A la question de savoir s’il contestait ou pas les élections présidentielles prévues en avril prochain, Nyangoma a indiqué qu’il se présenterait à la magistrature suprême, si "le peuple burundais le lui demandait".
Nyangoma est le dernier ex-chef rebelle à rentrer d’exil.
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