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Les rebelles disent oui à la négociation, mais rejettent la médiation de Zuma

Les Forces nationales de libération (FNL), le seul mouvement rebelle encore actif au Burundi, a indiqué jeudi qu’il était prêt à entamer des pourparlers avec le gouvernement de transition à condition que le vice-président sud-africain Jacob Zuma n’en soit pas le médiateur.

Selon le porte-parole du FNL, le pasteur Habimana, Zuma, qui est aussi le médiateur en chef dans le processus de paix du Burundi mené à l’initiative des chefs d’Etat de la région des Grands Lacs, avait rejeté précédemment la proposition du FNL d’engager des négociations avec le gouvernement burundais.

«La proposition de Zuma de servir de médiateur entre le gouvernement et le mouvement semble actuellement inopportune», a déclaré Habimana

Selon lui, le FNL préfère à la place Carolyn McAskie, la Représentante spéciale du secrétaire général des Nations Unies pour le Burundi et chef de mission de l’ONU, qui avait pris contact le FNL en 2004.

« Nous ne l’avons pas choisie. Elle est venue à nous de sa propre initiative et nous aimerions qu’elle continue », a affirmé Habimana.

Lors d’une conférence de presse tenue jeudi à Bujumbura, la capitale burundaise, McAskie n’a pas exclu la possibilité d’une médiation de l’ONU entre les FNL et le gouvernement de transition. Selon elle, les chefs d’Etat de la région avaient choisi un médiateur pour superviser le processus de paix au Burundi, mais si l’ONU peut apporter sa contribution au processus, « nous serons prêts à le faire». L’ONU est au Burundi pour «accélérer le processus de paix», a-t-elle ajouté.

Les chefs d’Etat de la région avait qualifié le FNL, dirigé par Agathon Rwasa, de mouvement terroriste après que ceux-ci aient revendiqué le massacre de 160 réfugiés congolais dans le camp de Gatumba, en août 2004.

Le porte-parole militaire du Conseil national pour la défense de la démocratie - Forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD), Jérémie Ngendakumna, a déclaré mercredi dernier à la télévision nationale qu’aucune négociation avec les FNL ne sera possible tant que les chefs d’Etats de la région ne changeront pas leur position et ne cesseront pas de traiter ce mouvement de mouvement terroriste. Le CNDD-FDD était le plus important mouvement rebelle avant de devenir un parti politique.

A en croire McAskie, les portes restent toutefois ouvertes, si le FNL prouve sa réelle volonté de négocier.

Pour Habimana, seul le peuple burundais peut juger les actes de son mouvement.

Jusqu’en janvier dernier, le FNL de Rwasa avait refusé de négocier avec le gouvernement burundais au motif qu’il ne négocierait qu’avec les membres tutsis du gouvernement. Le FNL continue d’exiger qu’un «contrat social» soit établi entre les trois groupes ethniques du pays (les Hutus, les Tutsis et les Twas) pour mettre un terme aux nombreuses injustices commises dans le pays depuis son indépendance en 1962.

This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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