1. Accueil
  2. Africa
  3. DRC

Le CPJ s'inquiète des attaques contre les médias

Le Comité de protection des journalistes (CPJ) a exprimé mercredi ses "profondes inquiétudes" concernant l'emprisonnement de Jean-Denis Lompoto, directeur de publication du journal satirique Pili-Pili, à la suite d'un article accusant un ministre de la République démocratique du Congo (RDC) d'être corrompu.

M. Lompoto avait été arrêté le 19 mars et transféré dans la prison centrale de Kinshasa le 21 mars, selon l'ONG congolaise de défense des journalistes, Journaliste en danger (JED). Le mandat d'arrêt contre le directeur de publication, l'éditeur Prosper Dawe et le journaliste Angwalima, faisait état de diffamation à l'encontre du ministre des mines Eugène Diomi Ndongala. L'article relatant des allégations de corruption à son égard avait été publié le 3 mars.

M. Lompoto avait déclaré à un représentant du JED, qui l'avait visité en prison, avoir été présenté à un magistrat le 20 mars mais sans pour autant avoir été auditionné avec son représentant légal.

Le CPJ a protesté "contre cette détention illégale sans procès de Jean-Denis Lompoto et appelle à sa libération immédiate et inconditionnelle" dans une lettre ouverte adressée au président de la RDC, Joseph Kabila.

Le CPJ a également dénoncé les récentes attaques de la police à l'encontre de trois journalistes de télévision qui couvraient les activités de la police dans la capitale, Kinshasa.

"Les attaques de la police contre les journalistes qui couvrent des sujets d'intérêts publics deviennent monnaie courante ici [en RDC]. Cet harcèlement est souvent impuni," a déclaré le CPJ. "Nous appelons votre Excellence à prendre les mesures en votre pouvoir pour assurer le respect de l'Etat de droit et permettre aux journalistes de couvrir librement les événements sans craintes de représailles."

Le 15 mars, trois journalistes de la télévision privée, Radio-Télévision Kin-Malebo (RTKM), avaient été attaqués à Kinshasa par la police et détenus trois heures, apparement en représailles pour avoir couvert une opération d'expulsion de locataires par la police, a rapporté le JED. Les journalistes avaient été malmenés par les policiers et leurs matériels confisqués.

This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

Partager cet article

Our ability to deliver compelling, field-based reporting on humanitarian crises rests on a few key principles: deep expertise, an unwavering commitment to amplifying affected voices, and a belief in the power of independent journalism to drive real change.

We need your help to sustain and expand our work. Your donation will support our unique approach to journalism, helping fund everything from field-based investigations to the innovative storytelling that ensures marginalised voices are heard.

Please consider joining our membership programme. Together, we can continue to make a meaningful impact on how the world responds to crises.

Become a member of The New Humanitarian

Support our journalism and become more involved in our community. Help us deliver informative, accessible, independent journalism that you can trust and provides accountability to the millions of people affected by crises worldwide.

Join