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L'UE s'inquiète d'une transition au ralenti

L'Union européenne (UE) a exprimé ses inquiétudes concernant les retards de
mise en oeuvre des programmes de la transition, les tensions politiques et
des obstacles récemment constatés en République démocratique du Congo
(RDC).

Un gouvernement d'unité nationale a été installé le 30 juin 2003 pour mettre fin à cinq années de guerre et conduire le pays à des élections générales dans deux ans.

Dans une déclaration publiée jeudi, l'UE a incité "à la restauration d'un
climat de confiance et à 'instauration de bonnes relations à la fois au sein des institutions transitoires et dans la sphère présidentielle".

A cette fin, l'UE a réitéré son appel à l'adoption de lois simples sur les
pouvoirs et le fonctionnement de la commission électorale de manière à ce
qu'elle puisse agir et rester indépendante; à l'établissement d'une
commission de conciliation pour les différents aspects du processus
électoral; à remplir des conditions nécessaires au processus électoral,
comme l'adoption d'une loi sur la nationalité et d'un cadre légal pour
l'élaboration des listes électorales.

Elle a également appelé à la restauration de l'autorité de l'Etat sur l'ensemble du territoire national; à l'accélération les réformes de la justice, de la police et de l'armée; de nommer un coordinateur pour le désarmement national, la démobilisation et la réintégration, avec l'appui
d'un budget et de la logistique nécessaire.

Une déclaration similaire avait été faite lundi par le Comité international
d'Accompagnement à la Transition, composé d'ambassadeurs accrédités en RDC et présidé par William Swing, le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies en RDC. [Voir "Le CIAT s'inquiète des lenteurs de la transition" sur http://www.irinnews.org/FrenchReport.asp?ReportID=5395]

L'UE a également exprimé des grandes inquiétudes concernant la montée à
nouveau de l'insécurité et les tensions politiques dans l'est de la RDC. Elle est notamment choquée par les violations continuelles des droits de l'homme et les atrocités infligées à la population civile en Ituri (nord-est du pays), dans les provinces des deux Kivu (est) et au Katanga (sud-est) et particulièrement par les viols systématiques commis en
toute impunité par des bandes armées dont le nombre ne cesse d'augmenter
dans ces régions. [Voir la déclaration complète de l'UE sur:
http://www.eu2004.ie/templates/news.asp?sNavlocator=66&list_id=429]


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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