"Nos militaires, qui s’étaient rendus sur place à Gobu, ont découvert 12 corps et non pas une fosse commune. De fortes présomptions poussent à croire qu’il y a eu un massacre, mais il reste difficile de déterminer les auteurs et ce qui s'est passé réellement," a déclaré M. Touré.
La mission d'enquête avait tenté en vain de se rendre plusieurs fois sur les lieux mais avait été obligée de repousser la mission en raison des mauvaises conditions climatiques.
Des militaires de la MONUC s’y étaient finalement rendus à pied, les avions et les hélicoptères ne pouvant voler.
"Malgré les allégations qui avaient été faites, nous attendons qu’une équipe d’experts et de médecins légistes s’y rendent pour déterminer si massacre effectivement il y a eu," a dit M. Touré. Les militaires qui ont découvert les corps, a précisé M. Touré, n’étaient en effet pas suffisamment équipés pour mener des enquêtes sur les dépouilles et déterminer le moment et les causes des décès.
La délégation avait, par ailleurs, essuyé des tirs aux environs de Gobu. Aucune victime n'a néanmoins été déplorée du coté de la MONUC. Les auteurs des coups de feu n'ont pas pu être identifiés.
Selon des rescapés, 24 individus avaient embarqué, le 16 janvier, sur des bateaux transportant des déplacés internes et des commerçants vers les villages du bord du lac Albert. Ils les avaient ensuite forcés à amarrer à Gobu. "En arrivant à Gobu, les rebelles ont séparé les hommes, les femmes et les enfants avant de tirer sur les hommes regroupés par quatre, cinq ou 10," avait témoigné Emmanuel Leku, coordinateur de l'administration locale. Les rebelles avaient également violé deux femmes et dérobé les passagers.
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