adopté un nouveau code minier qui remplacera celui rédigé sous la période coloniale. Ce dernier a fait montre d'obsolescence au regard des efforts déployés contre la corruption et la contrebande, a rapporté vendredi la radio officielle centrafricaine.
L'adoption de ce nouveau code minier est consécutive aux recommandations
résultant de la conférence nationale sur les mines en août 2003 et du forum
national pour la réconciliation de septembre et d'octobre dernier. Ces deux rencontres avaient plaidé pour une renaissance du secteur minier par la création de brigades minières dans les zones riches en pierres précieuses
ainsi que par une meilleure régulation obtenue par la délivrance de licences minières. Les deux conférences ont, par ailleurs, appelé l'adoption de stratégies relatives à l'extraction des pierres autres que les diamants. La République centrafricaine est connue pour détenir des ressources importantes, notamment en or, en uranium et en pétrole mais aucun de ces matériaux ne fait l'objet d'une exploitation significative.
Peu après le coup d'Etat de l'ancien chef de l'armée, François Bozizé,
contre Ange-Félix Patassé, le 15 mars dernier, le nouveau leader
centrafricain avait suspendu toutes les activités minières et ordonné des
audits pour dévoiler la corruption au sein de ces firmes. Nombre d'entre
elles, incluant celle de M. Patassé 'Colombe Mine', avaient été fermées et les licences retirées.
Avec ce nouveau code, l'extraction minière - la seconde ressource du pays
après le bois - reprendra sous peu.
Samedi, le CNT avait autorisé le gouvernement transitoire à collecter les impôts et les droits de douane pour honorer ses dépenses jusqu'en février 2004 en attendant l'adoption du budget 2004. Le CNT avait également autorisé la ratification par M. Bozizé des traités régionaux pour la paix, la sécurité et l'assistance mutuelle en Afrique centrale, à savoir le Conseil
de paix et de sécurité en Afrique Centrale (COPAX) et le Pacte d'assistance mutuelle des Etats membres de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC).
Par ailleurs, l'examen du budget par le CNT, lors de sa session du 21
novembre au 27 décembre, avait été annulé en raison de la révocation du
gouvernement d'Abel Goumba, le 11 décembre dernier. Le programme d'urgence de relance économique qui avait été révisé à la suite du rejet unanime du plan initial par le CNT en octobre n'a également pas été examiné.
"La propriété du gouvernement est de mettre en place un programme qui prenne en compte les préoccupations de la population," a affirmé samedi Nicolas Tiangaye lors de la cérémonie de clôture du CNT. Il a encore incité le gouvernement à présenter immédiatement le budget 2004 au CNT et à encourager les populations locales à reprendre les productions du coton, du café et du ver à soie.
Au sujet de la sécurité et des violations des droits de l'homme par les forces de sécurité, M. Tiangaye a appelé au respect de la dignité humaine et à l'éradication des bandits de grand chemin qui, a-t-il dit, sont en train de mener une véritable guérilla.
"Je lance un appel passionné à mes compatriotes, membres des forces de
sécurité, de remplir pleinement leur rôle dans la sécurisation du pays dans
le strict respect de la dignité humaine," a affirmé M. Tiangaye, quelques heures après que M. Bozizé a déclaré aux forces armées "que le temps où l'armée participait à la destruction de la nation est définitivement terminé". Il faisait allusion aux nombreuses allégations de violations des droits de l'homme commises par les militaires, et à la prétendue tentative de coup d'Etat par l'ancien allié, le colonel Danzoumi Yalo, en prison depuis le 23 décembre.
Le CNT a été créé en mai. Il comprend 96 membres émanant des sphères
politiques, socioprofessionnelles et religieuses. Il a, jusqu'à présent,
adopté 12 lois. Sa prochaine session se tiendra en février 2004.
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