Entre le 10 et le 20 novembre 2002, a rappelé l'association africaine de défense des droits de l'Homme (ASADHO), plus de 300 personnes ont été massacrées alors que 7.715 maisons, 11 églises et un dispensaire au chef lieu du territoire de Ankoro ont été pillés et incendiés," au nord de la province du Katanga.
Le bilan des victimes demeure néanmoins indéterminé. Une enquête avait été diligentée entre le sept et le neuf avril par la mission des Nations Unies en RDC (MONUC). Selon elle, les combats de novembre 2002 entre les forces gouvernementales et la milice Mayï-Mayï auraient fait au moins 70 victimes. La MONUC a néanmoins précisé que le bilan pourrait être plus élevé.
Un procès avait été organisé du 19 au 23 avril 2003 à Lubumbashi, a rapporté l'ONG, "avant d'être suspendu pour le réorganiser à Ankoro et permettre aux parties civiles d'y prendre part".
Selon les informations obtenues par l'ASADHO auprès du parquet de la Cour Militaire de Lubumbashi "la reprise de ce procès avait été retardée par la restructuration de la justice militaire". Selon les mêmes sources, le procès "serait réorganisé incessamment après un complément d'instruction ordonné par la défunte Cour d'Ordre Militaire en date du 23 avril 2003".
Malgré l'installation du nouvel état-major de l'armée unifiée, le cinq septembre, à la capitale, Kinshasa, le processus d'intégration des forces émanant des différentes troupes belligérantes prend du retard. Mardi, le Comité International d'Accompagnement à la Transition, chargé de surveiller les deux années transitoires, avait critiqué les retards pris par le gouvernement d'union nationale et lui conseillait de procéder ou de confirmer les nominations des commandants militaires dans les régions et de rédiger un projet de loi sur la défense nationale. [Pour des informations complémentaires sur les recommandations du CIAT voir: http://www.irinnews.org/FrenchReport.asp?ReportID=5044]
L'ASADHO a demandé au gouvernement de transition de "mettre à la disposition de la justice militaire des moyens nécessaires pour lui permettre l'organisation dudit procès à Ankoro dans l'intérêt de toutes les parties".
"Les victimes des massacres de Ankoro sont impatientes," a déclaré l'ONG.
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