Il a lancé un appel pressant au Gouvernement et aux groupes armés pour qu'ils prennent toutes les mesures nécessaires pour alléger les souffrances des populations civiles dans le respect des dispositions de la Convention (IV) de Genève, relative à la protection des civil en temps de guerre.
Des exactions variées, a-t-il souligné, ont été commises depuis le 19 septembre 2002, après que des hommes armés aient tenté de renverser le Gouvernement ivoirien et occupé plusieurs ville du centre et du nord de la Côte d'Ivoire. Il s'agit notamment « d'exécutions sommaires, d'arrestations arbitraires, d'exactions perpétrées pour des raisons de nationalité ou d'appartenance ethnique et religieuse, d'atteintes aux droits de l'enfant, de destructions de propriétés privées et de déplacements de populations ».
De tels actes, a noté M. Vieira de Mello, "sont autant de violations graves des droits de l'homme passibles de poursuites devant les juridictions nationales ainsi que devant la Cour pénale internationale, dont la Côte d'Ivoire est signataire du Statut ».
Le Haut Commissaire a déploré l'absence d'un accord de cessez-le-feu. Il a demandé au Gouvernement et aux groupes armés de manifester leur attachement au processus de négociation en collaborant activement avec les médiateurs de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest et avec le Représentant spécial du Secrétaire-Général des Nations Unies qui exploreront « avec eux tous les moyens de garantir le respect des droits de l'homme et d'améliorer la situation humanitaire ».
« Seules la médiation et l'amorce d'un dialogue au sein de toutes les composantes de la société ivoirienne dans l'esprit de tolérance qui faisait autrefois la réputation du pays, permettront de mettre un terme au conflit », a-t-il conclu.
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