Les officiers en question, identifiés par cette agence burundaise de
nouvelles comme étant le major Budigoma et le lieutenant Ngendakuriyo, sont maintenant détenus dans la Prison centrale de Gitéga. Leur arrestation fait suite aux "intenses pressions" exercées dans le pays par les partis Hutu.
"C'est la première fois que des officiers de l'armée sont emprisonnés à la suite d'opérations militaires", signale Net Press.
Depuis Bujumbura, le 26 septembre, la secrétaire générale d'Amnesty
International, Irene Khan, a déclaré à IRIN que toutes les victimes du
massacre étaient civiles, incluant des femmes et des enfants. Selon elle, cette action a été "commise de sang froid". Mme Khan a par ailleurs soutenu que le président burundais, Pierre Buyoya, lui avait promis que l'État inculperait les officiers qui ont donné les ordres ayant conduit à la tuerie.
Le massacre est survenu le 9 septembre, mais son existence n'a été rendue publique que plusieurs jours plus tard. On ne sait pas ce qui a provoqué les tueries. Il est toutefois manifeste que l'armée a récemment été fort active dans ses efforts pour réprimer la rébellion des combattants Hutu dans certaines parties du pays.
Les soldats burundais ont aussi tué au moins une centaine de civils en
juillet dans la province de Muramvya, au nord-ouest de Gitéga, a révélé
mercredi l'Agence de nouvelles du Service missionnaire, en se référant au rapport d'une commission parlementaire d'enquête indépendante. Les premières informations sur cet incident n'ont filtré qu'au lendemain de la confirmation par M. Buyoya de la responsabilité des soldats dans les tueries d'Itaba.
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