lancé un appel pour que cessent la torture et les autres mauvais traitements infligés aux enfants. Il s'agit, selon l'organisme, de pratiques "très répandues" au Burundi.
"L'âge ne protège plus", déclare Amnesty dans un nouveau rapport intitulé "Pauvres, isolés, maltraités: Les mineurs face à la justice au Burundi".
L'organisme révèle avoir décelé un grand nombre de cas de mineurs qui sont aux mains des autorités civiles et gouvernementales du Burundi.
Des enfants détenus avec lesquels Amnesty International s'est entretenus, en mars 2002, avaient été frappés avec des fils électriques, des bâtons ou d'autres armes. Ils avaient été battus sur la plante des pieds et les jointures. Certains avaient été coupés ou poignardés avec des couteaux ou des baïonnettes. D'autres encore avaient été attachés dans des positions douloureuses durant de longues périodes.
La majorité des enfants interrogés ont montré des cicatrices compatibles
avec leurs récits, rapporte AI.
Les enfants sont aussi vulnérables aux sévices sexuels durant leur
détention, notamment le viol et la prostitution, en raison de la pratique consistant à les détenir avec des adultes. Les garçons semblent particulièrement à risque à cet égard, signale Amnesty.
Il est "extrêmement rare" que les autorités prennent des mesures contre des membres des forces de sécurité ou des responsables civils ayant infligé des actes de torture ou d'autres mauvais traitements. "Des membres des forces de sécurité reconnus coupables d'avoir torturé à mort des détenus ont, par exemple, été autorisés à continuer d'occuper les mêmes fonctions", signale AI.
Prenant la parole mercredi sur les ondes de Radio Burundi, le ministre
chargé des droits de l'homme, Alphonse Barancira, a réfuté ces accusations. "Le Gouvernement du Burundi n'enfreint pas les droits des enfants. Nous avons été en situation de guerre depuis maintenant 10 ans. Tout cela a eu des effets sur la situation du pays", dit-il.
Tout en reconnaissant que des enfants de moins de 18 ans se trouvaient en
prison au Burundi et que les conditions de leur détention pouvaient ne pas respecter les normes internationales, il a souligné qu'il "ne s'agit pas de quelque chose que nous aurions pu souhaiter".
"Des lois spéciales pour protéger les droits des enfants devraient être
mises en place. Le Gouvernement du Burundi étudiera comment les mettre en place. Des réformes ont été planifiées au ministère de la Justice et j'espère qu'elles prendront en compte la situation des enfants", a-t-il ajouté.
[Pour accéder au rapport complet:
http://web.amnesty.org/ai.nsf/Index/AFR160112002?openDocument&of=COUNTRIES\BURUNDI
Pour lire le dossier d'IRIN sur les enfants dans les prisons du Burundi:
http://www.irinnews.org/report.asp?ReportID=27323&SelectRegion=Great_Lakes&SelectCountry=BURUNDI]
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