Lancée en juin dernier, la campagne comporte des séances de formation pour les journalistes et des responsables au ministère de l'Information dans le but de mieux leur faire comprendre le problème de la traite humaine et d'améliorer la qualité de la couverture médiatique.
Un élément média a été inséré dans les médias imprimés et électroniques nationaux, étatiques et régionaux. Deux spots télévisés et quatre radiodiffusés ont été programmés trois fois par semaine en Pigdin et dans des langues locales. Des affiches et des dépliants ont également été distribués, selon l'OIM.
"Le Nigeria demeure le principal pays d'origine de milliers de femmes qui sont assujettis au trafic chaque année, principalement en Europe », a-t-elle informé ce vendredi. « L'Etat d'Edo, dans le sud-ouest, est la principale origine des femmes bernées par des promesses d'emploi à l'étranger. En Europe, les premiers pays d'accueil sont l'Italie, la France et la Belgique ».
La campagne a également pour but de sensibiliser les enseignants et les élèves des établissements scolaires de l'Etat d'Edo au VIH/Sida. Des représentants de l'OIM, du ministère de l'Education et d'autres agences partenaires visitent les écoles pour tenter de faire passer le message sur le VIH.
La campagne contre la traite humaine a consisté en outre à fournir une assistance en matière de refuge, de réinsertion et de réintégration à 23 victimes qui sont volontairement revenues d'Italie.
L'initiative nigériane implique l'OIM, le gouvernement, les médias locaux et nationaux, des agences de l'ONU et des groupes de la société civile. Des associations féminines et religieuses, de même que des associations communautaires d'épargne et d'investissements, sont également invitées à participer.
"L'objectif est d'assister le gouvernement fédéral nigérian, les gouvernements des Etat d'Edo et de Lagos, a acquérir la capacité de combattre le trafic des femmes et des mineurs, à prévenir la propagation du VIH/Sida dans les zones affectées par ce trafic et à assister les personnes vivant avec le VIH/Sida », a conclu l'OIM.
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