Il a indiqué que le projet, qui profitera à toute la population locale, devrait améliorer la situation de la sécurité alimentaire et soutenir la reprise économique à Ikela, où environ 75 pour cent des habitants sont des fermiers.
Ikela est sous le contrôle du gouvernement, mais pendant deux ans la communauté humanitaire n'a pu y accéder en raison des combats entre les forces rebelles et gouvernementales, et du refus de Kinshasa d'autoriser l'accès à cette région.
Dans son rapport sur la situation humanitaire du 10-16 juin, le BCAH a relevé que les mines terrestres avaient empêché la culture des terres à Ikela, d'où la nécessité d'une aide alimentaire directe. Depuis juin 2001, lisait-on, 19 personnes ont été victimes des mines, dont 6 sont mortes. Une ONG locale, le Groupe d'action pour la reconstruction d'Ikela, a appelé au repérage et au marquage des zones minées, soulignant aussi la nécessité de sensibiliser les populations locales au danger qu'elles représentent.
Entre 500 et 600 tentes s'avèrent nécessaires, a noté le BCAH, qui serviront aux personnes en train de reconstruire leurs maisons, lesquelles ont été détruites à 80 pour cent pendant la guerre. La présence d'organisations humanitaires s'est accrue à Ikela, avec l'arrivée d'une nouvelle ONG, COOPI, qui a installé dans la ville une base opérationnelle pour des interventions sanitaires.
Parallèlement, CARITAS a annoncé la fin de sa campagne, financée par le Fonds de l'ONU pour l'enfance, qui visait à distribuer des médicaments et à former du personnel de santé dans les dispensaires de Boende, Bokungu, Befale, Djolu et Ikela.
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