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Cinq employés d'un centre des droits de l'homme détenus

La police libérienne a détenu jeudi cinq membres du personnel du Centre national des droits de l'homme, mais n'a pas expliqué la raison de leur arrestation, a rapporté l'organisation.

Aloysius Toe, directeur de projet; Tunny Zeogar, secrétaire administrative; Peter Nickoson, commis de bureau; John Okai, agent régulateur; ainsi que l'agent d'exécution Sam Nimely, ont été arrêtés dans les locaux de l'organisation dans la capitale, Monrovia.

La police, sous la houlette du directeur du CID, le colonel Lemuel Reeves, serait allée chercher M. Toe, le directeur de projet de l'organisation. M. Toe, qui est actuellement le directeur exécutif par intérim du Mouvement pour la défense des droits de l'homme, un membre du Centre national des droits de l'homme, a condamné mercredi l'arrestation sans chef d'accusation de Nigba Wiaplah.

M. Wiaplah, le vice-président national du parti New Deal Movement, d'opposition, aurait été interpellé à cause d'une déclaration récente qu'il a faite au journal 'The News' de Monrovia. Il y a indiqué que « l'arrogance » était la raison de la guerre actuelle entre les rebelles et le gouvernement libérien, a rapporté Amnesty International.

Les forces hostiles au gouvernement, connues comme les Libériens unis pour la réconciliation et la démocratie (LURD), s'emploient depuis 1998 à renverser le gouvernement du président Charles Taylor. Le gouvernement a proclamé un état d'urgence le 8 février après des informations faisant état de tirs à une cinquantaine de kilomètres de Monrovia.

Le Centre national des droits de l'homme a qualifié d' « arbitraire » l'arrestation de cinq de ses employés, et a demandé à la police de s'assurer que leurs droits juridiques seront respectés. Amnesty International a fait part de sa crainte que les prisonniers subissent un traitement humiliant pendant leur détention.

Depuis que l'état d'urgence a été imposé, les journalistes, les militants des droits de l'homme et les dirigeants de l'opposition vivent sous une pression accrue des autorités, donnant lieu à des arrestations et à des détentions sans inculpations, a rapporté Amnesty.



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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