Il a déclaré devant les ministres africains de l'agriculture, à l'occasion d'une réunion au Caire, que le niveau élevé de malnutrition était "largement dû aux possibilités limitées" de la production alimentaire destinée à la consommation locale et aux mauvais réseaux et marchés de distribution, a rapporté la FAO.
Pour résorber ce déficit, a-t-il préconisé, il faudrait des investissements accrus dans l'irrigation à petite échelle; l'aménagement de l'eau de pluie; la réhabilitation et la conservation des sols; des facilites de stockage et de traitements; ainsi que des routes et des marchés ruraux.
"Quelque trente-sept millions de dollars seraient nécessaires, selon les estimations, uniquement pour le contrôle de l'eau et pour l'amélioration de l'infrastructure foncière", a-t-il ajouté.
M. Diouf a aussi déclaré aux ministres que le VIH/Sida constitue également "une menace réelle" pour le développement de l'agriculture et pour la sécurité alimentaire en Afrique, oú 24, 5 millions de personnes "sont affectées" par la pandémie.
La réunion de cinq jours au Caire, qui s'est achevée vendredi, a été axée sur les préparatifs d'une conférence de suivi cinq ans après le Sommet mondial sur l'alimentation à Rome, prévue dans la capitale italienne du 10 au 13 juin.
M. Diouf a annoncé que la FAO continuera à appuyer le Nouveau partenariat pour le développement en Afrique, établi lors du sommet de l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA), em juillet 2001 à Lusaka, en Zambie. L'initiative met l'accent sur l'importance de la sécurité alimentaire et de l'agriculture dans un continent oú la majorité des habitants vivent encore dans les régions rurales, en dépit de l'urbanisation croissante.
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