L'agence, sise à Rome, Italie, a indiqué qu'elle procurait des vivres dans le cadre d'un programme de réinstallation d'une durée de trois mois à quelque 1 200 soldats démobilisés dans les provinces de Butare, Gikongoro, Kibuye et Byumba. Le PAM a aussi fourni de la nourriture-contre-une formation à 300 enfants ex-soldats qui ont suivi un cours d'éducation civique dans le district de Nyamata, dans la province de Kigali Ngali.
RDC: Un comité informe le Conseil de sécurité de l'ONU sur l'exploitation des ressources
NAIROBI, 17 décembre (IRIN) - Un comité sur l'exploitation des ressources naturelles de la République démocratique du Congo (RDC) a indiqué au Conseil de sécurité de l'ONU vendredi qu'il serait nécessaire d'établir un plan en vue de la reconstruction des institutions étatiques, et que ce processus devrait être lié à une conférence internationale sur la paix et le développement dans la région des Grands Lacs en Afrique.
Le président du comité, Mahmoud Kaseem, a aussi appelé à un moratoire sur l'achat et sur les exportations des produits précieux tels que le coltane, les diamants, l'or, le cuivre, le cobalt, le bois et le café provenant des régions de la RDC qui sont occupées par des troupes étrangères ou sous le contrôle des forces rebelles, a rapporté l'ONU. Un embargo sur la vente de ces produits, a-t-il préconisé, ne va pas avoir un « impact signifatif » sur le peuple congolais.
M. Kaseem a souligné que l'absence de suivi des recommandations faites par son comité transmettrait aux trafiquants le message qu'ils peuvent poursuivre leurs activités « dans l'impunité ». Un organe de surveillance, a-t-il insisté, réduirait l'incitation à continuer la guerre.
Le représentant des Etats-Unis a néanmoins déclaré que le moratoire ne pourrait être mis en vigueur. Au lieu de cela, il a souligné qu'il serait plus efficace de contrôler les exportations des ressources naturelles à travers des mécanismes qui existent déjà. Une révision des accords de concession, a-t-il suggéré, s'avère toujours meilleure quand elle est effectuée par des organisations d'ores et déjà équipées de l'expertise nécessaire. [Le dossier complet est disponible sur http://www.un.org/apps/news/story.asp?NewsID=2431&Cr=congo&Cr1=resources]
Les représentants de vingt pays ont pris part à une journée de débat, notamment ceux des pays accusés d'exploiter la richesse de la RDC. Le ministre adjoint des affaires étrangères de la Tanzanie a rejeté les accusations stipulant que la banque centrale de son pays était un centre d'échanges pour les exportations et pour le transit des marchandises. Il a déclaré que ces accusations sans fondement nuisent aux efforts de la Tanzanie tendant à rétablir la paix dans la région des Grands Lacs.
Le chef de la diplomatie ougandaise a indiqué que l'addendum au rapport du comité reflète une approche plus équilibrée que celle des documents précédents. Il a toutefois ajouté que les accusations selon lesquelles des officiers militaires ougandais continuent l'extraction des mines d'or et des diamants en RDC ne peut être appuyée par des preuves, surtout depuis le retrait des forces de l'Ouganda de Kisangani et de Kilomoto.
S'exprimant au nom des alliés de Kinshasa, le ministre des affaires étrangères du Zimbabwé a déclaré devant le Conseil que son pays, l'Angola et la Namibie ne pillaient pas les ressources de la RDC. Au contraire, a-t-il rappelé, ils sont entrés en RDC à l'invitation du gouvernement pour l'aider à se protéger des forces d'invasion.
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