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Mission conjointe pour évaluer les besoins des déplacés

Une équipe de l'ONU, d'ONG et de responsables guinéens a commencé mercredi à évaluer les problèmes et les besoins en matière de sécurité alimentaire de plusieurs groupes affectés par le conflit armé et par les inondations en Guinée.

La mission d'évaluation inclue la FAO, OCHA, l'UNICEF et le PAM, le gouvernement de la Guinée, et Première Urgence, une ONG française. Elle a pour objectif d'identifier l'emplacement et les besoins des personnes déplacées, des rapatriés et des communautés d'accueil, a indiqué jeudi à IRIN le représentant du PAM en Guinée, Gemmo Lodesani. Les conclusions de l'équipe aideront les partenaires à formuler des activités d'aide spécifique pour janvier-mai 2002, a-t-il informé.

La mission, qui se prolongera jusqu'au 22 décembre, couvrira Beyla, Kankan, Mandiana (à l'est), Dabola et Farannah (au centre), Dinguiraye (au centre-nord), et N'zerekore (au sud). Elle voyagera également à Guéckédou, dans le Bec de perroquet et à Kissidougou - des régions instables aux abords de la frontière libérienne où des incursions armées entre septembre 2000 et mars 2001 ont conduit au déplacement de milliers de personnes. Les inondations dans la région de Kankan en septembre et octobre ont aussi affecté quelque 200 000 personnes. Les besoins des personnes déplacées par ces inondations seront également évalués durant cette mission.

La situation humanitaire en Guinée est relativement stable maintenant mais « un degré élevé de vulnérabilité" demeure à cause de l'instabilité qui subsiste chez ses voisins, le Liberia et la Sierra Leone, a poursuivi M. Lodesani. Le PAM continue la distribution de nourriture à des milliers de récipiendaires dans le cadre de plusieurs programmes.

M. Lodesani a aussi déclaré à IRIN que le PAM fournit à présent un service de transport aérien au personnel de l'ONU, aux professionnels des médias, aux ONG et à d'autres acteurs impliqués dans des activités qui requièrent des déplacements à l'intérieur du pays. Le service facilite le travail de ces acteurs variés en allégeant le facteur du transport - un fardeau de taille en raison du mauvais état des routes. Le PAM souhaiterait assurer gratuitement ce service pendant douze mois. Or, les financements actuels ne permettront le fonctionnement du service que jusqu'à février. Sur le 1,25 million de dollars nécessaire, le service n'a reçu pour l'instant que 450 000 dollars des gouvernements des Etats-Unis et de l'Irlande, a remarqué M. Lodesani.



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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