"Ces journaux essaient de survivre tant bien que mal et le remboursement de leurs arriérés de taxes à l'Etat est impossible. Les autorités le savent et nous craignons que cela ne serve de prétexte pour fermer deux journaux indépendants et particulièrement critiques envers le gouvernement libérien", a indiqué Robert Ménard, le secrétaire général de RSF, dans un communiqué publié mardi.
Selon RSF, des policiers se sont présentés dans les locaux du quotidien privé ‘The News’ mardi. « Les hommes n'avaient pas de mandat et ont demandé au personnel du journal de quitter les lieux. Un officier a expliqué à un responsable de la rédaction que cela avait un lien avec des arriérés de taxes impayés. Le même jour, les forces de l'ordre ont interpellé Wilson Tarpeh.
La Radio Liberia International (RLI), favorable au gouvernement, a cité mardi le ministre des Finances adjoint aux revenus, George Howe, selon qui la décision a été prise car les deux publications ne s’étaient pas acquittées de leurs taxes à l’Etat
Il a ajouté que les deux publications resteront fermées en attendant le paiement des arriérés de taxes. En vertu du nouveau code sur le revenu au Liberia, tous les établissements commerciaux doivent remplir une feuille de déclaration ddu revenu sur une base semi-annuelle, a-t-il ajouté.
RSF a noté qu’en janvier de cette année, quatre journalistes de ‘The News’ avaient été interpellés pendant quelques heures pour avoir critiqué la mauvaise gestion des fonds publics par le gouvernement.
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