international sur les armes au Liberia pour lutter contre le flux d'armes dans le pays, qui « raille les
sanctions des Nations Unies » contre le gouvernement de Monrovia.
Les armes envoyées au Liberia alimentent des guerres brutales et l'instabilité régionale avec de terribles conséquences pour les droits de l'homme, a dénoncé lundi Joost Hiltermann, le directeur exécutif de la division des armes de (HRW).
En mars 2001, le Conseil avait resserré un embargo sur les armes qu'il avait été imposé au Liberia en 1992 pour freiner le trafic d'armes via ce pays aux rebelles du Front révolutionnaire uni de la Sierra Leone. Toutefois, un rapport d'une commission indépendante d'experts des Nations Unies a enregistré
plusieurs cas de cargaisons d'armes illégales au Liberia au cours des dix-huit derniers mois.
Le rapport déclare que les cargaisons contenaient des munitions, des armes légères et des pièces détachées
pour hélicoptères en provenance d'Ukraine, de Slovaquie et du Kurdistan respectivement. Il note que le transport et l'expédition de quelques armes avaient été arrêtés ou interrompus, mais que d'autres armes avaient été envoyées sous de faux certificats du destinataire final, déclarant qu'elles étaient destinées à différents pays.
« Les contrôles des exportations d'armes en Europe centrale et de l'Est sont une disgrâce », a affirmé
M. Hiltermann. « Ceci rend aisée la tâche des trafiquants d'armes dans leur commerce mortel ».
HRW a aussi appelé le Conseil à retenir immédiatement au sol tous les avions appartenant, opérant ou étant assurés par les compagnies identifiées dans le rapport des Nations Unies comme ayant arrangé des vols d'armes
illégales au Liberia.
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