"Il apparaît que les attaques par les troupes étaient des actes de vengeance qui ont duré trois jours", a annoncé mercredi l'organisation dans un communiqué.
Notant qu'il n'y a pas de danger immédiat pour la vie des soldats qui ont participé à l'opération militaire, AI a souligné que leur action pourrait être décrite comme "un massacre".
"Plutôt que de chercher à nier, à minimiser ou à justifier leurs exécutions sommaires, le gouvernement du Nigeria doit, s'il veut éviter d'autres morts, condamner publiquement les tueries et déclarer clairement que les auteurs seront responsables", a indiqué AI.
Jusqu'à présent, il y a des chiffres contradictoires sur le nombre de morts mais il semblerait que plus de 100 personnes, voire 200, ont été tuées dans les villages le long de la frontière entre les Etats de Benue et de Taraba lorsque les soldats se sont déchaînés et ont ouvert le feu sur des civils entre le 22 et le 24 octobre, a annoncé AI.
Plusieurs maisons ont été détruites au cours des attaques et des milliers de personnes sont restées sans foyer. Les autorités militaires du Nigeria ont rejeté la responsabilité des attaques.
L'organisation a incité le gouvernement à "entreprendre des démarches immédiates" pour identifier à la fois les auteurs des meurtres et les officiers qui ont donné l'ordre de prendre part aux actions illégales de représailles".
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