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Des organisations des droits de l'homme exigent la libération de militants

Des organisations des droits de l'homme demandent "la libération immédiate et inconditionnelle" du chef de la section gambienne d'Amnesty International (AI), Mohamed Lamine Sillah, détenu par la sécurité gambienne depuis lundi.

Dans une lettre au président gambien Yahya Jammeh, AI a appelé à la libération du militant et a sollicité un entretien entre le Président et une délégation du bureau de Londres. M. Sillah est aussi coordinateur de la coalition des défenseurs des droits de l'homme de la Gambie.

"L'arrestation de Mohamed Lamin Sillah est une attaque ouverte contre tous les défenseurs des droits de l'homme en Gambie", s'est indignée l'organisation, ajoutant qu'elle considérait l'acte comme une attaque contre AI et contre ses adhérents de par le monde.

« Il a été détenu uniquement à cause de son travail actif en faveur de la défense des droits de l'homme », a ajouté AI. Elle a ensuite affirmé qu'elle considérait M. Sillah comme « un prisonnier de conscience », notant qu'il a été arrêté à "cause de ses commentaires critiques" sur les ondes de la BBC.

M. Sillah est gardé au secret à l'Agence Nationale de Renseignements à Banjul, a indiqué AI.

L'organisation a aussi informé que des sympathisants de l'opposition ont été arrêtés dont au moins treize membres du Parti démocratique uni (PDU) d'opposition, arrêtés en début de semaine. Ils sont actuellement détenus dans les locaux de la police à Brikama, au sud de Banjul et à Mansa Konko, à l'est de Banjul.

La coalition des défenseurs des droits de l'homme a aussi appelé à la libération de M. Silla, menaçant de faire appel au tribunal pour assurer sa libération.

"Cela fait plus de 72 heures qu'il a été arrêté. Ils ont à prouver qu'il a tort et cela doit être fait devant un tribunal", a déclaré à IRIN jeudi un responsable auprès de la coalition.

Selon l'officiel, M. Sillah a été enlevé de son domicile lundi après-midi par l'Agence Nationale de Renseignements qui n'avait pas "de mandat d'arrêt contre lui ". Ils lui ont tout simplement demandé de les accompagner pour un interrogatoire", a précisé l'officiel.

Dans une déclaration mercredi, la coalition a défié le président Jammeh, l'invitant à réfléchir à son appel de réconciliation et à "joindre le geste à la parole". Elle a appelé à cesser l'intimidation et le harcèlement injustifiés des citoyens et des défenseurs des droits de l'homme.

This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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