"Les journalistes ne peuvent faire correctement leur travail dans un contexte de peur et de menaces incessantes », a déclaré le secrétaire général de RSF, Robert Ménard, dans un communiqué jeudi.
« Il est du devoir des autorités de garantir la sécurité des journalistes afin de préserver la diffusion d'une information pluralistes et indépendante », a-t-il ajouté.
L'organisation a évoqué, entre autres incidents, l'agression contre deux journalistes dans une rue de la capitale, Freetown, le 8 octobre 2001.
L'un d'eux, Alhaji Jalloh, a été battu à coups de poings par des policiers dans un commissariat lorsqu'il il avait tenté d'obtenir davantage d'information sur un accident de la route, tandis que Joseph Vandi fut malmené par des agents de la Mission des Nations Unies en Sierra Leone (MINUSIL), qui cherchaient à maîtriser un groupe d'ex-rebelles qui réclamaient des arriérés de solde au Comité national pour le désarmement, la démobilisation et la réinsertion (NCDDR). Citant un porte-parole de la MINUSIL, RSF a indiqué qu'une enquête a été ouverte sur l'affaire.
Egalement le 14 septembre, sept journalistes de la presse privée ont reçu une lettre de menace signé par un groupe inconnu dénommé 'Danger Squad'. La lettre stipule, selon RSF qui la cite, que ces journalistes « écrivent des articles négatifs », et s'ils ne cessent pas, le groupe mettra « fin à leur existence terrestre ».
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